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L'échec scolaire est "croissant", selon le Haut Conseil de l'Education

Dans une école primaire de Bordeaux (Gironde), le 4 septembre 2012. (PIERRE ANDRIEU / AFP)

Il relève des "performances en baisse" dans son rapport annuel.

SOCIETE - "Niveau croissant d'échec" et "performances en baisse". C'est le constat dressé par le Haut Conseil de l'Education (HCE) dans son rapport transmis vendredi à François Hollande, et dont l'AFP a eu copie, dimanche 9 décembre.

Alors que le ministre de l'Education nationale a présenté des mesures contre le décrochage scolaire, le Haut Conseil pointe "le nombre élevé de sortants sans diplôme (environ un jeune sur six chaque année) et la proportion d'élèves ayant des acquis insuffisants (15 %) ou fragiles (25 %) tant en fin d'école primaire qu'en fin de collège en témoignent". "L'évolution est même préoccupante puisqu'elle fait apparaître une dégradation des résultats, notamment pour les élèves les plus faibles", relève le HCE.

Quelles solutions ?

Arrêter le redoublemement. L'organisme consultatif estime qu'il faut "d'autres solutions". Selon lui, "outre le coût qu'il représente pour la collectivité", il "tend (...) à ancrer un sentiment d'échec chez l'élève et ne tient pas compte de la diversité de ses acquis".

Plus d'argent pour l'école primaire. Selon le HCE, il faut lui "accorder la priorité" car cela est "décisif pour la réussite ultérieure". Il note que si "les dépenses par élève du secondaire sont 15 % plus élevées en France que la moyenne de l'OCDE", "celles du primaire sont inférieures de 17 %""Même dans un contexte budgétaire contraint, il est pleinement justifié que l'école primaire bénéficie d'une priorité dans l'affectation des moyens".

Rythmes scolaires. Sur cette question délicate, le HCE demande au gouvernement de "faire preuve de courage" "malgré des intérêts contradictoires et des groupes de pression puissants".

Améliorer le vécu des élèves. "Les actes de violence et les incivilités se sont multipliés, le harcèlement s'est développé", "l'évaluation est vécue comme un jugement souvent dépréciatif", l'orientation "tend à procéder par des exclusions successives vers des voies ou filières de moins en moins considérées", énumère l'organisme.