L'avion transportant les corps des 8 victimes françaises de l'attentat de Marrakech est arrivé mardi soir à Orly

Nicolas Sarkozy se recueille devant les cercueils des victimes de l\'attentat de Marrakech, à Orly (3 mai 2011)
Nicolas Sarkozy se recueille devant les cercueils des victimes de l'attentat de Marrakech, à Orly (3 mai 2011) (AFP / Patrick Kovarik)

Le président Sarkozy a présidé une cérémonie en mémoire des victimes au pavillon de l'aéroport, en présence des ministres des Affaires étrangères Alain Juppé et de l'Intérieur Claude Guéant.Une bombe a soufflé le 28 avril un café sur la place Jamaa El-Fna de Marrakech, faisant 16 morts, dont 13 étrangers, et 21 blessés.

Le président Sarkozy a présidé une cérémonie en mémoire des victimes au pavillon de l'aéroport, en présence des ministres des Affaires étrangères Alain Juppé et de l'Intérieur Claude Guéant.

Une bombe a soufflé le 28 avril un café sur la place Jamaa El-Fna de Marrakech, faisant 16 morts, dont 13 étrangers, et 21 blessés.


Les huit cercueils drapés de la bannière tricolore ont été alignés sur le tarmac d'Orly. Le président Nicolas Sarkozy a salué les familles et les proches et s'est recueilli devant les cercueils, avant que la garde républicaine n'entonne La Marseillaise.

Nicolas Sarkozy a assuré que la France ne laisserait pas le "crime" de Marrakech "impuni" et promis que ses auteurs "n'auront aucun répit, nulle part, jamais".


Les cercueils étaient arrivés mardi matin de la morgue de Marrakech à l'aéroport de la grande ville touristique du sud marocain, pour être rapatriés. Les familles des victimes se sont recueillies dans l'intimité à Marrakech, en présence du ministre marocain de l'Intérieur Taieb Cherkaoui, et de diplomates français.

La bombe avait fait 16 morts, dont 13 étrangers
Une bombe commandée à distance a soufflé le 28 avril un café, l'Argana, sur la place Jamâa El-Fna, haut lieu du tourisme à Marrakech, faisant 16 morts -dont 13 étrangers--, et 21 blessés.

L'attentat du 28 avril est l'attaque la plus meurtrière au Maroc depuis 2003.

Cet attentat dénoncé comme "terroriste" par Rabat et Paris, n'a pas été revendiqué, et aucune arrestation n'a été annoncée, mais l'implication des émules d'Al Qaïda dans la région a été évoquée.

Outre les huit Français, trois Marocains, un Britannique, un Canadien, un Néerlandais, un Portugais et un Suisse ont été tués.

La piste Al-Qaïda privilégiée
Les autorités marocaines ont réitéré lundi qu'elles privilégiaient la piste Al-Qaïda. "Nous sommes toujours sur la piste annoncée, qui évoquait des accointances avec Al-Qaïda", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement Khalid Naciri.

Le jour même de l'attentat, le roi Mohammed VI avait ordonné une enquête rapide et transparente et demandé que l'opinion publique soit tenue au courant de son déroulement.

Parmi les pistes figure le portrait-robot d'un suspect établi grâce aux déclarations de deux touristes néerlandais. Il s'agirait d'un Arabe, jeune, bien rasé et aux cheveux longs qui a été vu au café Argana, quelques minutes avant l'explosion.

Cet attentat est le plus meurtrier au Maroc depuis les attaques islamistes de mai 2003 à Casablanca qui avaient tué 33 personnes, ainsi que les 12 kamikazes impliqués.

Ce pays d'Afrique du nord de 32 millions d'habitants, a été relativement épargné par les troubles qui secouent la région depuis le début de l'année.

Au Maroc, des réformes avaient été annoncées avant l'attentat
Le 9 mars, en plein "printemps arabe", Mohammed VI a annoncé des réformes constitutionnelles visant notamment à renforcer l'indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs, après des manifestations de jeunes. Le 14 avril, le roi a libéré de nombreux détenus politiques dont des islamistes et des Sahraouis.

L'attentat de Marrakech, contre le café Argana, a fait craindre un retour en arrière et le renforcement de la politique sécuritaire. Le Mouvement du 20 février, qui réclame des réformes politiques au Maroc, a d'ailleurs lancé un appel à manifester le 8 mai à Marrakech.
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