L'automobiliste soupçonné d'avoir provoqué le déraillement du RER C a été mis en examen et écroué

La rame du RER C qui a déraillé à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne, 20 décembre 2009)
La rame du RER C qui a déraillé à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne, 20 décembre 2009) (France 2)

L'automobiliste a été mis en examen pour "blessures involontaires" aggravées par un "état alcoolique" et un "délit de fuite", "défaut d'assurance et falsification", "conduite sous l'emprise de stupéfiants" et "dégradations des voies et installations ferroviaires".Le personnel de la rame du RER qui a déraillé ont été décorés jeudi à l'Elysée.

L'automobiliste a été mis en examen pour "blessures involontaires" aggravées par un "état alcoolique" et un "délit de fuite", "défaut d'assurance et falsification", "conduite sous l'emprise de stupéfiants" et "dégradations des voies et installations ferroviaires".

Le personnel de la rame du RER qui a déraillé ont été décorés jeudi à l'Elysée.

Selon le parquet de Créteil, il risque cinq ans d'emprisonnement, une peine qui pourrait s'alourdir si les blessures des victimes de l'accident s'avéraient plus importantes.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'automobiliste aurait heurté dimanche vers 21H00 un bloc de béton sur un pont situé au-dessus des voies empruntées par le RER C. Cet accident a provoqué le déraillement d'un Transilien et fait 36 blessés, dont un adolescent de 14 ans gravement blessé à l'oreille.

Interpellé à son domicilie de Vitry-sur-Seine, l'automobiliste a été contrôlé positif à l'alcool avec un taux d'1,18 gramme d'alcool dans le sang, soit plus du double autorisé, deux heures après les faits.

Des traces de cannabis et de cocaïne ont également été relevées dans son sang et son urine, en faible quantité pour le cannabis, dans des proportions plus importantes pour la cocaïne, "ce qui laisse supposer qu'il en avait consommé peu de temps auparavant", selon une source judiciaire. Enfin, son assurance "était résiliée depuis plusieurs mois", d'après le parquet de Créteil, qui précise que l'automobiliste "a produit des documents falsifiés lors de son interpellation".

Les agents de conduite décorés

Quatre jours après le déraillement d'un RER à Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne, le conducteur de la rame et ses collègues présents dans la cabine sont encore sous le choc. Laurent Albinet, Patrice Larrose et Sandrine Costa, ont reçu jeudi des mains de Nicolas Sarkozy la médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement, le chef de l'Etat saluant leur "sang froid et professionnalisme" qui a permis de sécuriser la zone de l'accident.

"On est encore choqués (...) même s'il y a des moments où on en rigole parce qu'il n'y a pas eu de mort", a déclaré Patrice Larrose qui, en fin de service, venait de céder les commandes de la rame à Laurent Albinet. "C'était super violent, c'était quand même un accident exceptionnel", a renchéri ce dernier.

Au nombre des 36 blessés, les trois conducteurs sont parvenus à s'extirper de la cabine après le choc avec un bloc de béton et à donner l'alerte par radio et téléphone, ce qui a permis notamment d'arrêter un train qui arrivait en sens inverse.