Jean-Noël Guérini s'est dit prêt à démissionner si tous les élus PS déjà condamnés ou en examen le faisaient.

Jean-Noël Guérini.
Jean-Noël Guérini.

"Si le bureau national du PS veut établir une jurisprudence Guérini, elle doit s'appliquer de la même façon à tous et partout", a affirmé le sénateur, entouré d'une dizaine de conseillers généraux PS dans son bureau.

"Si le bureau national du PS veut établir une jurisprudence Guérini, elle doit s'appliquer de la même façon à tous et partout", a affirmé le sénateur, entouré d'une dizaine de conseillers généraux PS dans son bureau.

Après avoir déclaré qu'il ne démissionnerait pas, le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône est revenu sur sa décision sous certaines conditions. Il ne veut pas payer les pots cassés seul, alors que d'autres élus PS sont également impliqués dans des affaires judiciaires.

"Je pourrai envisager de démissionner lorsque tous les élus du PS condamnés définitivement, et ils sont nombreux malheureusement, auront également démissionné de toutes leurs fonctions exécutives. Cette règle doit être également appliquée à tous les élus socialistes mis en examen", a-t-il précisé.

M. Guérini a été mis en examen le 8 septembre, pour prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs, dans une affaire touchant à des marchés publics impliquant son frère Alexandre.

L'impuissance du Parti socialiste

Jeudi, le conseiller politique de la première secrétaire, François Lamy et Benoît Hamon, ont précisé clairement l'intention du PS de placer monsieur Guérini en retrait du mouvement politique. Benoît Hamon, a concédé l'impuissance du Parti socialiste à évincer un homme qui ne voulait pas initialement quitter ses fonctions. Il a précisé : "Aujourd'hui, devant son refus de démissionner du conseil général, nous avons peu d'instruments puisqu'il est président de plein droit de l'exécutif". Le porte parole du PS a demandé toutefois aux instances concernées de veiller à ce que le sénateur des Bouches-du-Rhône n'exerce aucun rôle.

"Ce n'est pas le PS qui m'a nommé président. Ce sont les électeurs qui m'ont fait conseiller général et ce sont les conseillers généraux qui m'ont élu, le 31 mars dernier, à la présidence du conseil général", a poursuivi le sénateur. M. Guérini a répété qu'il resterait encore "trois ans" à la tête du département.
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