Un festival « interdit aux blancs » qui fait débat

Le festival Nyansapo suscite des oppositions, car il prévoit des ateliers réservés aux femmes noires. Alors que la polémique enfle, le président de SOS Racisme réagit.

Le festival Nyansapo, organisé par le collectif afroféministe Mwasi, prévoit plusieurs ateliers réservés aux femmes noires, aux personnes noires et "femmes et personnes assignées racisées". La polémique est née sur Twitter, le 25 mai, relayée par le site d’extrême-droite Fdesouche, puis par Wallerand de Saint-Just, président du groupe Front national au conseil régional d’Ile-de-France, avant d’être reprise par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). La maire de Paris, Anne Hidalgo, a par ailleurs menacé de faire interdire ce festival.

"On ne trie pas le public"

Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a réagi à la polémique. Selon lui, ce type de festival vient dire : on ne peut pas militer ensemble, on ne peut pas parler ensemble, on ne peut pas vivre ensemble. "Je ne cautionne pas ce genre d’initiative, parce que d’un côté, on fait appel au public, d’un autre côté, s’arroge le droit de sélectionner le public dans certains espaces. Or, quand on lutte contre le racisme, il y a une loi en France, un principe juridique, qui est que lorsqu’on fait appel au public, on ne le trie pas. Et c’est précisément la base de la lutte contre les discriminations", a-t-il expliqué.

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