"Hijab Day" à Sciences-Po : les élus Les Républicains et FN crient au scandale

L\'opération \"Hijab day\" est destinée à \"prendre conscience du regard de l\'autre\", et à \"montrer que nous disposons de nos corps comme nous l’entendons\", écrivent les organisateurs sur la page Facebook de l\'événement.
L'opération "Hijab day" est destinée à "prendre conscience du regard de l'autre", et à "montrer que nous disposons de nos corps comme nous l’entendons", écrivent les organisateurs sur la page Facebook de l'événement. (FACEBOOK)

Un collectif d'étudiants de Sciences Po a appelé les élèves à venir dans l'école avec un voile sur les cheveux.

Ils ont voulu répondre aux propos de Manuel Valls qui souhaitait interdire le voile à l'université. Des étudiants de Sciences Po Paris ont organisé un "Hijab Day", mercredi 20 avril, dans les locaux de l'école. Sur sa page Facebook, le collectif composé de "femmes musulmanes et non-musulmanes, voilées et non voilées", et de "quelques hommes" a invité les étudiants à se couvrir les cheveux. Le but : "prendre conscience du regard de l'autre, de ses propres appréhensions", explique le collectif.

"On impose à personne de porter le voile, a commenté sur BFMTV Laëtitia Demaya, l'étudiante qui a organisé l'évènement. On est juste là pour ouvrir une porte, pour dialoguer avec les gens et sensibiliser sur cette question qui revient beaucoup dans les médias. Un des objectifs était de redonner la parole aux femmes voilées." L'initiative a suscité une vague de critiques, venus d'élus de droite et d'extrême droite.

Ceux qui s'indignent face à un outil de "prosélytisme" 

C'est le cas de Christian Estrosi, le président Les Républicains de la région Provence-Alpes-Côtes d'Azur. Pour lui, le voile n'a "pas sa place, ni à l'école, ni à l'université".

De son côté, Bruno Le Maire, candidat à la primaire Les Républicains et chargé de TD en master à Sciences Po, dit "non au prosélytisme !"

Ceux qui appellent à la démission de la direction Sciences-Po

Pour Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, la direction de l'école "s'est discréditée en autorisant le Hijab Day". Sans détour, il "demande sa démission !"

Nicolas Dupont-Aignan fustige à son tour l'institution. L'évènement est "une démission de plus d'une élite fatiguée", écrit-il sur Twitter.

Ceux qui comparent le port du voile à la burqa ou à l'application de la charia

Enfin viennent les plus énervés. Parmi eux, le sénateur-maire FN à Marseille Stéphane Ravier qui craint des "Charia Days" dans toute la France. 

De son côté, le secrétaire général du Front national Nicolas Bay évoque le risque d'un "Burqa Day". "Il est temps de stopper le communautarisme", écrit le responsable frontiste.

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