Une centaine de migrants occupent le local de Ni putes ni soumises à Paris

Capture d\'écran de Google Street View montrant la Maison de la mixité, dans le 20e arrondisssement de Paris, où se trouve le siège de l\'association Ni putes ni soumises.
Capture d'écran de Google Street View montrant la Maison de la mixité, dans le 20e arrondisssement de Paris, où se trouve le siège de l'association Ni putes ni soumises. (GOOGLE STREET VIEW)

"Je ne souhaite pas une évacuation par la police, mais s'ils ne partent pas d'eux-mêmes, je n'aurai pas d'autre choix que de la demander", a déclaré la présidente de l'association, Linda Fali, jeudi.

A Paris, comme ailleurs en Europe, l'afflux de migrants ne faiblit pas. Une centaine de migrants ont investi, jeudi 30 juillet, les locaux de l'association féministe Ni putes ni soumises (NPNS), dans l'est de la capitale.

Les migrants, en majorité des Afghans, stationnent dans l'entrée et devant les locaux de la Maison de la mixité, rue des Rigoles, qui héberge NPNS, dans le 20e arrondissement. Selon une riveraine, les migrants sont arrivés vers 11 heures, dans le calme.

"Nous accueillons les femmes victimes de violences"

"Je leur ai expliqué que nous n'avions pas le droit d'accueillir des gens pour dormir la nuit ici, que nous risquions une fermeture administrative", a expliqué la présidente de NPNS, Linda Fali, à l'issue d'une réunion entre des responsables de l'association et les migrants. "Je ne souhaite pas une évacuation par la police, mais s'ils ne partent pas d'eux-mêmes, je n'aurai pas d'autre choix que de la demander", a-t-elle ajouté.

"Nous faisons de l'accueil pour les femmes victimes de violences et là nous avons 150 hommes qui débarquent. Ils se sont trompés de lieu. Il faut que la mairie de Paris leur ouvre un gymnase", a jugé Linda Fali.