Royaume-Uni : le gouvernement envisage des peines de prison pour les propriétaires qui logeraient des clandestins

Le drapeau du Royaume-Uni sur le bâtiment du Parlement britannique à Londres, le 26 septembre 2014.
Le drapeau du Royaume-Uni sur le bâtiment du Parlement britannique à Londres, le 26 septembre 2014. (JUSTIN TALLIS / AFP)

La mesure sera introduite dans le nouveau projet de loi sur l'immigration que compte présenter le gouvernement au Parlement  à l'automne. Les propriétaires concernés risqueraient jusqu'à cinq ans de prison.

Le Royaume-Uni durcit le ton face aux migrants qui tentent de traverser la Manche. Les propriétaires britanniques qui loueraient leur logement à des immigrés clandestins pourraient risquer jusqu'à cinq ans de prison, selon une nouvelle proposition du gouvernement de David Cameron.

Le texte prévoit la saisie des salaires des clandestins

La mesure sera introduite dans le nouveau projet de loi sur l'immigration que compte présenter le gouvernement à l'automne au Parlement, annonce, lundi 3 août, Greg Clark, secrétaire d'Etat aux Communautés et affaires locales.

Le texte prévoyait jusque-là de simples amendes pour les propriétaires qui ne vérifieraient pas la situation légale de leurs locataires. Le projet envisage également de saisir les salaires des travailleurs clandestins, dans un pays où l'immigration est devenue un thème central pour l'opinion publique.

"Mettre fin à cette situation est une priorité absolue"

Les tentatives de milliers de migrants de traverser le tunnel sous la Manche pour gagner le Royaume-Uni au cours des dernières semaines a ravivé les demandes d'en faire davantage pour juguler l'afflux, tandis que les tabloïds britanniques ont accusé la France d'incompétence.

Les ministres de l'Intérieur français et britannique, Bernard Cazeneuve et Theresa May, ont fait front commun dimanche, dans le JDD, en affirmant que "mettre fin à cette situation est une priorité absolue" : "Nos deux gouvernements sont déterminés à y parvenir, et à y parvenir ensemble."