Racisme, appels au meurtre, discrimination : excédé, "Nord Littoral" publie les commentaires haineux reçus sur Facebook

Des fanions siglés du logo du quotidien nordiste Nord Littoral, quotidien du Pas-de-Calais, le 12 octobre 2008. 
Des fanions siglés du logo du quotidien nordiste Nord Littoral, quotidien du Pas-de-Calais, le 12 octobre 2008.  (PHILIPPE TURPIN / MAXPPP)

Le quotidien assure qu'il transmettra à la justice les commentaires qui peuvent donner lieu à une condamnation. 

Pour résoudre la crise des migrants, un homme suggère "de leur rouler dessus". Un autre demande "pourquoi ne pas construire un camp de concentration". "Et un de moins", réagit un troisième internaute, en apprenant la mort d'un réfugié, sur la page Facebook de Nord Littoral. Des débordements que le journal ne supporte plus. S'inspirant d'une initiative du tabloïd allemand Bild, le quotidien a publié lundi 9 novembre son "mur de la honte". 

Sans masquer les noms et prénoms utilisés par les internautes, la rédaction a publié les messages les plus choquants reçus sur sa page Facebook. Et ce, afin de dénoncer l'inaction du réseau social face à ces appels à la haine, pourtant pénalement répréhensibles.

"Un ramassis de propos inqualifiables"

Ainsi Nord Littoral s'engage à signaler "tous les propos répréhensibles du point de vue de la justice."Depuis plusieurs mois, les commentaires sur le sujet de l’immigration offrent un ramassis de propos inqualifiables", explique le quotidien dans son article, avant de lister des commentaires susceptibles de tomber sous le coup de la loi. 

Ainsi, dès lundi 9 novembre, le quotidien a assuré faire l'objet de menace d'attentat : "J’espère qu’il va vous arriver comme à Charlie Hebdo", a lancé un internaute, à nouveau identifié par son nom et prénom, sur le site du quotidien. 

Avec cette démarche, le quotidien nordiste entend soutenir le collectif "Faites de la tolérance". Via une pétition, ce dernier demande à Facebook de s’engager contre la violence et le racisme sur son réseau social :  si celui-ci "filtre avec un zèle particulier les contenus à caractère pornographique, [il] pourrait parfaitement modérer et signaler les propos violents ou xénophobes, au nom du fait que le racisme n’est pas une opinion mais un délit", explique le collectif, cité par Nord Littoral.

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