Migrants à Calais : une violence orchestrée par des passeurs et des militants anarchistes

France 3

250 migrants ont affronté les forces de l'ordre pour la deuxième fois en 48 heures. France 3 fait le point sur la situation à Calais (Pas-de-Calai

Le dispositif des forces de l'ordre sera redéployé cette nuit aux abords de la jungle de Calais (Pas-de-Calais). La préfecture veut éviter une troisième nuit de heurts et d'échauffourées entre les migrants et la police. Il s'agit de rassurer les riverains. 250 migrants ont affronté les forces de l'ordre pour la deuxième fois en 48 heures, blessant 27 policiers en tout.

Les tensions franchissent un nouveau palier

Pas de chiffres officiels côté migrants qui pour la première fois s'en sont pris également à des habitations, détruisant des clôtures pour en faire des projectiles. "Nous on n'y est pour rien. On leur a rien fait, on ne leur doit rien. On est les premiers à leur donner ce qu'on n’a pas", s'agace une habitante au micro de France 3.
Ce site est stratégique pour les migrants, à immédiate proximité d'une rocade menant au port de Calais. Mais le passage vers l'Angleterre est devenu beaucoup plus difficile depuis que les clôtures ont été renforcées. Les tensions franchissent un nouveau palier. Pour éviter un drame, la maire de Calais en appelle une nouvelle fois à l'armée. La mairie n'exclut pas non plus de reloger les riverains qui le souhaiteraient. Ces événements ne concernent qu'une minorité des 4 500 migrants officiellement recensés à Calais. Pour les autorités, cette violence est orchestrée par des passeurs et des militants anarchistes du groupe No Borders qui auraient été identifiés la nuit dernière.

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