Calais : pour les autorités le démantèlement de la "jungle" doit être progressif

FRANCE 3

L'ultimatum est prévu pour ce mardi soir 20 Heures. Pour le moment, le démantèlement est suspendu à une décision du tribunal administratif de Lille.  

Le démantèlement d'une partie de la "jungle" de Calais devrait se faire ce mardi si le tribunal administratif de Lille ne s'y oppose pas. L'évacuation s'annonce difficile alors les autorités temporisent et annoncent qu'elle sera progressive. "C'est la méthode douce qui a été choisie. Il y a bien un ultimatum pour ce soir 20 heures, mais le démantèlement sera progressif. Concrètement, chaque matin, une partie du camp sera évacuée dans le calme. Cela se fera bloc par bloc et pourrait prendre plusieurs semaines, mais hors de question de toucher aux églises, aux mosquées ou encore aux écoles, car il ne faut pas choquer", explique le journaliste Julien Bigard, envoyé spécial à Calais.

La persuasion plutôt que la force

Les autorités avouent que la mission est très sensible. "Nous avons bien conscience de marcher sur des oeufs nous a-t-on dit à la préfecture. Il faut dire qu'ici tout le monde se souvient du démantèlement à Calais d'un autre camp en 2009. Cela avait été fait à coup de bulldozers et cela avait profondément choqué. Des CRS rencontrés ici nous ont dit vouloir éviter cette situation. Si jamais il y a confrontation, cela pourrait dégénérer, c'est pour ça que les autorités comptent plus sur la persuasion que la force pour évacuer la 'jungle'", conclut le journaliste de France 3.
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