Calais : le Défenseur des droits réclame "la mise en œuvre immédiate" des mesures exigées par la justice en faveur des exilés

Des migrants se lavent à l\'aide de bouteilles d\'eau, le 21 juin 2017 à Calais. 
Des migrants se lavent à l'aide de bouteilles d'eau, le 21 juin 2017 à Calais.  (DENIS CHARLET / AFP)

Jacques Toubon, le Défenseur des droits, a exigé, mardi, "la mise en oeuvre immédiates" des mesures en faveur des exilés par la préfecture et la mairie de Calais.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a réclamé, mardi 27 juin, dans un communiqué "la mise en œuvre immédiate" des mesures exigées par la justice pour les migrants de Calais.

Le tribunal administratif de Lille a ordonné lundi 26 juin que des "mesures immédiates" soient prises, dans un délai de 10 jours, "par la préfecture et la mairie de Calais" pour "faire cesser les traitements inhumains ou dégradants dont sont victimes les exilés", sans aller jusqu'à la création d'un centre d'hébergement d'urgence fixe.

Maraude, points d'eau et toilettes, suppression des entraves à l'action des associations

Pour le Défenseur des droits, cette injonction du tribunal doit se traduire sur le terrain par l'organisation d'une "maraude quotidienne" afin que "les mineurs soient informés de leur droit", par la "création de plusieurs points d'eau et de toilettes facilement accessibles", ou encore par la "suppression des entraves à l'action des associations, en particulier la distribution de repas".

Dans son communiqué, Jacques Toubon tient toutefois à rappeler que "les obligations internationales qui s'imposent à la France" afin de "prévenir tout traitement inhumain" pèsent "exclusivement sur les pouvoirs publics et non sur les acteurs privés associatifs". Le 14 juin dernier, le Défenseur des droits avait condamné "des conditions de vie inhumaines" et dénoncé "des atteintes d'une exceptionnelle et inédite gravité."

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