Calais : des heurts opposent entre 200 et 300 migrants à des policiers

Des CRS dans \"la jungle\" de Calais (Pas-de-Calais), mercredi 20 janvier 2016. 
Des CRS dans "la jungle" de Calais (Pas-de-Calais), mercredi 20 janvier 2016.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Pendant près d'une heure, un important dispositif policier a été mis en place pour contenir entre 200 à 300 personnes. 

Les affrontements ont duré près d'une heure. Des heurts ont brièvement éclaté dans la soirée de mercredi 20 janvier au niveau de la rocade portuaire de Calais (Pas-de-Calais), entre plusieurs centaines de migrants et des forces de l'ordre. Un journaliste de l'AFP sur place a constaté de nombreux tirs lacrymogènes. 

Pendant près d'une heure, un important dispositif policier a été mis en place pour contenir entre 200 à 300 personnes, qui avaient mis le feu sur la chaussée avec des détritus et de la végétation dans le but de freiner le trafic aux abords du bidonville occupé par au moins 4000 migrants.

La chaussée a finalement été dégagée et les migrants ont été repoussés dans le camp vers 22 heures.

Empêcher les intrusions sur la rocade

Ces incidents surviennent après que la préfecture du Pas-de-Calais a fixé un ultimatum qui expirait en début d'après-midi aux derniers migrants pour quitter une bande de 100m déboisée de la "jungle" le long de la rocade par mesure de sécurité.

En instaurant cette bande de 100m, les autorités souhaitent empêcher les intrusions sur la rocade portuaire. Des migrants, dissimulés par la végétation, tentent de monter à bord des camions embarquant pour Douvres. Le dispositif sert aussi à protéger les riverains et les migrants des risques d'accident.

Les incidents de mercredi constituent les heurts les plus importants depuis la mise en place la semaine dernière de ce dispositif.