Guaino chantre de la réglementation bancaire

Pour Henri Guaino,le G20 de Pittsburgh des 24 et 25 septembre n\'est qu\'une étape qui ne marque pas la fin de l\'histoire.
Pour Henri Guaino,le G20 de Pittsburgh des 24 et 25 septembre n'est qu'une étape qui ne marque pas la fin de l'histoire. (© AFP - Patrick Kovarik)

Le conseiller spécial de l'Elysée Henri Guaino estime que le G20 devra s'intéresser aux bonus et aux règles bancaires

Le conseiller spécial de l'Elysée Henri Guaino estime que le G20 devra s'intéresser aux bonus et aux règles bancairesLe conseiller spécial de l'Elysée Henri Guaino estime que le G20 devra s'intéresser aux bonus et aux règles bancaires

Parmi les pistes avancées : imposer des normes de capital aux établissements pour les empêcher de prendre des risques inconsidérés.

"Dans l'avenir, d'autres questions se poseront comme celle d'une éventuelle taxation des transactions financières" souligne par ailleurs M. Guaino dans une interview mardi au Figaro.

"Il faut inventer une nouvelle forme de surveillance et de réglementation", plaide le conseiller de Nicolas Sarkozy, car "il n'est pas question de laisser les institutions financières faire ce qu'elles veulent".

"Il y a désormais une exigence de moralisation et de décence qui ne peut pas rester sans réponse", ajoute-t-il. "Certains craignent qu'en régulant la finance, on freine la croissance. Mais l'économie n'a jamais été aussi prospère que pendant les Trente Glorieuses, lorsque l'activité bancaire était cloisonnée et réglementée", relève M. Guaino.

Selon lui, "quoi qu'il en sorte, ce G20 n'est qu'une étape; il ne marque pas la fin de l'histoire".

Christine Lagarde, sur la même ligne

La crise économique ne sera pas terminée tant que le système financier ne sera pas réformé pour éviter les erreurs passées et que les économies ne se remettront pas à créer des emplois, a déclaré mardi la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde.

"La crise sera derrière nous quand on aura véritablement traité le mal à la racine", avec la mise en oeuvre d'une "réforme de nos systèmes financiers", de leur "régulation" et de leur "supervision", a jugé Mme Lagarde lors d'une conférence de presse organisée à Paris par l'association des journalistes économiques et financiers (Ajef).

A quelques jours du sommet du G20 de Pittsburgh, "on est en train d'assister aux Etats-Unis, mais ailleurs aussi, à suffisamment d'éléments de reprise (économique) pour que certains acteurs se disent: le pire est derrière nous, reprenons nos vieilles habitudes", a-t-elle souligné, mettant en garde contre cette tentation.

"Il nous faut, sans décourager les éléments de reprise économique et en réaffirmant la nécessité de poursuivre les plans de soutien (...), nous remémorer ce qui s'est passé il y a douze mois et intégrer les effets désastreux de la crise financière" sur l'économie et l'emploi, a insisté la ministre.