Uber France condamné à verser des dommages et intérêts à un chauffeur de taxi

Des chauffeurs de VTC manifestent à Paris, le 5 février 2016.
Des chauffeurs de VTC manifestent à Paris, le 5 février 2016. (MAXPPP)

La plainte de ce taxi indépendant concernait le service UberPOP, désormais interdit en France.

Uber continue de payer en justice les pratiques de son application de transport entre particuliers UberPOP, suspendue et interdite en juillet dernier. Le tribunal correctionnel de Lille a condamné la société de VTC à verser des dommages et intérêts à un chauffeur de taxi indépendant, à annoncé son avocat, vendredi 18 mars. Uber France a aussi été condamné à une amende pour "pratique commerciale trompeuse".

Un recours possible pour tous les taxis ?

Uber devra verser 3 000 euros au plaignant, qui s'estimait lésé dans son activité par le service de transport. Il reprochait notamment aux chauffeurs UberPOP, non professionnels, de ne pas payer les mêmes charges et d'empiéter sur une activité réglementée. Il estime son manque à gagner, pour l'année 2014, à 50 000 euros. Pour son avocat, cette décision pourrait permettre "à n'importe quel chauffeur de porter plainte contre Uber".

L'amende infligée à Uber France pour "pratique commerciale trompeuse" s'élève à 50 000 euros. La justice reproche à l'entreprise d'avoir présenté son service de VTC comme un service de covoiturage. En février, le parquet de Paris a requis une amende d'un million d'euros contre Uber dans une affaire similaire.

Interrogée par l'AFP, la société a affirmé ne pas avoir décidé si elle ferait appel.