Uber France condamné à verser 1,2 million d'euros à une organisation de taxis

Un taxi manifeste contre les VTC à Marseille (Bouches-du-Rhône), mercredi 27 janvier 2016.
Un taxi manifeste contre les VTC à Marseille (Bouches-du-Rhône), mercredi 27 janvier 2016. (BORIS HORVAT / AFP)

La société de VTC était accusée d'entretenir une "ambiguïté" auprès de ses chauffeurs, en leur laissant penser qu'ils pouvaient stationner sur la voie publique en attente d'un client sans réservation préalable.

La société Uber France a été condamnée, mercredi 27 janvier, à verser 1,2 million d'euros à l'Union nationale des taxis (UNT), au titre d'une liquidation d'astreinte imposée par un précédent jugement.

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L'UNT accusait l'entreprise d'entretenir une "ambiguïté" auprès de ses chauffeurs, en leur laissant penser qu'ils pouvaient stationner sur la voie publique en attente d'un client, sans réservation préalable. Une pratique nommée maraudage, réservée aux taxis.

Une décision publiée en plein mouvement social

Cette décision du tribunal de grande instance de Paris est publiée en pleine mobilisation des taxis contre le secteur des VTC, dont Uber est l'un des principaux acteurs. Manuel Valls a proposé une concertation, confiée au député socialiste Laurent Grandguillaume, avec les taxis qui se sont mobilisés par milliers en France, mardi. Malgré cette annonce, des rassemblements ont été maintenus dans la nuit.