Gilbert Garrel a été élu vendredi à la tête de la CGT-Cheminots et succède à Didier Le Reste

Gilbert Garrel, élu à la tête de la CGT-cheminots le 26 novembre 2010
Gilbert Garrel, élu à la tête de la CGT-cheminots le 26 novembre 2010 (AFP/FRANCOIS NASCIMBENI)

Gilbert Garrel, 51 ans, responsable de la CGT-cheminots des cadres et maîtrises depuis 2006, a été élu à Reims lors du 41e congrès de la fédération."Ce n'est pas tâche facile que de succéder à Didier Le Reste", admet Gilbert Garrel, saluant "son charisme formidable". Il reste entouré de quasiment le même bureau fédéral que celui de l'ère Le Reste.

Gilbert Garrel, 51 ans, responsable de la CGT-cheminots des cadres et maîtrises depuis 2006, a été élu à Reims lors du 41e congrès de la fédération.

"Ce n'est pas tâche facile que de succéder à Didier Le Reste", admet Gilbert Garrel, saluant "son charisme formidable". Il reste entouré de quasiment le même bureau fédéral que celui de l'ère Le Reste.

Cette élection intervient alors que la direction de la SNCF attend un dégel de ses relations avec la première force syndicale de l'entreprise. Son président Guillaume Pépy, a accueilli l'arrivée de Gilbert Garrel, à la réputation discrète, en souligne qu'"il vient après une star", mais qu'"il a la gouaille !"

La détermination de ces deux adhérents au PCF est la même: "ce n'est pas la promulgation de la loi sur les retraites qui va réduire notre combativité", affirmait Gilbert Garrel il y a quelques jours. Le changement pour la CGT-cheminots n'est pas seulement celui d'une personnalité: "c'est historique qu'un cadre passe numéro un", s'étonne en effet un syndicaliste, qui note que "la position de la CGT est parfois défavorable aux cadres".

Issu d'une famille de mineurs du bassin cévenol, il a été recruté comme conducteur de train à Avignon en 1983 "sur petite annonce" après une licence de maths-physique. Devenu cadre dix ans plus tard, il a dirigé des équipes et dispensé des formations. Depuis ses débuts à la CGT, son "engagement syndical a été très, très progressif": "malgré les demandes, jusqu'en 2004-2005 j'ai travaillé à 100%, avant de devenir permanent syndical", souligne-t-il.

Ses priorités: la défense du service public et que la CGT devienne le syndicat "de tous les salariés".

Alors que les rapports se sont durcis à l'extrême entre Didier Le Reste et la direction de l'entreprise publique, celle-ci attend beaucoup de l'arrivée Gilbert Garrel. Le directeur des ressources humaines, François Nogué, connaît ce "négociateur CGT de longue date", avec qui "ça se passe très bien".

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