Gandrange: Sarkozy joue sur un effet d'annonce

Arrivée de Nicolas Sarkozy à Gandrange, 15 octobre 2009
Arrivée de Nicolas Sarkozy à Gandrange, 15 octobre 2009 (© AFP/PASCAL BROCARD)

Le contrat annoncé à Gandrange par Nicolas Sarkozy avait été passé sans intervention de l'Elysée

Le contrat annoncé à Gandrange par Nicolas Sarkozy avait été passé sans intervention de l'ElyséeLe contrat annoncé à Gandrange par Nicolas Sarkozy avait été passé sans intervention de l'Elysée

La CGT-cheminots a en effet indiqué mercredi que le marché de 300 millions d'euros au sidérurgiste anglo-néerlandais Corus annoncé par Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Gandrange (Moselle) jeudi dernier avait été passé sans intervention de l'Elysée.

La SNCF l'a confirmé à l'AFP.

Selon un communiqué de la CGT, "ce marché fait l'objet d'un contrat mixte SNCF/RFF", qui "a été négocié par le service Achats de la SNCF".

Lors d'un conseil d'administration de la SNCF mercredi, les administrateurs CGT ont demandé la confirmation "que ce marché a suivi la procédure réglementaire sans qu'aucune intervention, fusse-t-elle du président de la République ou de ses équipes, n'ait eu lieu".

"Cette confirmation ayant été faite, les administrateurs CGT ont voté 'pour' l'attribution d'une grande partie de ce marché à Corus Rail France et ont demandé au commissaire du gouvernement un démenti des services de M. Sarkozy", poursuit le communiqué.

Le président avait annoncé à Gandrange la signature de ce contrat, d'une durée de six ans et concernant la fabrication de rails "de très grande longueur destinés au TGV" dans l'usine Corus d'Hayange (Moselle).

Interrogée par l'AFP, la SNCF a confirmé qu'il n'y avait eu "aucune intervention de l'Elysée dans l'attribution de ce marché".

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