Frédéric Mitterrand voudrait que le débat autour du futur musée soit dénué "de tout a priori et de toute idéologie"

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand
Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand (AFP)

Depuis l'annonce par Nicolas Sarkozy le 12 septembre que le musée de l'histoire de France serait installé dans le Marais, sur le site des Archives nationales, plusieurs historiens ont dit leur inquiétude de voir cette nouvelle institution instrumentalisée par le pouvoir politique, notamment autour de la thématique de "l'identité nationale".

Depuis l'annonce par Nicolas Sarkozy le 12 septembre que le musée de l'histoire de France serait installé dans le Marais, sur le site des Archives nationales, plusieurs historiens ont dit leur inquiétude de voir cette nouvelle institution instrumentalisée par le pouvoir politique, notamment autour de la thématique de "l'identité nationale".

Que ce projet "suscite des questions, des interrogations, voire des
résistances, cela est plus que naturel", déclare le ministre de la Culture. "Mais on est en droit d'attendre des arguments dégagés de tout a priori et de toute idéologie, plutôt que la contestation expéditive d'un regroupement de quelques historiens et de syndicats peu enclins au dialogue", estime le ministre. "L'intérêt du plus large public pour l'histoire ne se dément pas. Mais il dépasse largement le cadre de la recherche universitaire et de ses contributions fondamentales."

Frédéric Mitterrand évoque les nombreuses manifestations de cette "adhésion collective à la volonté d'apprendre, de débattre, de comprendre. Refuser cette évidence et renoncer à cet élan serait l'expression d'une bien grande frilosité et d'un repli sur l'entre-soi des spécialistes, contre lesquels s'élève précisément le projet de la Maison de l'histoire de France", considère le ministre.

Parmi les historiens méfiants vis-à-vis de ce musée, Jacques Le Goff, Nicolas Offenstadt et Michèle Riot-Sarcey, qualifient la Maison de l'histoire de France de "projet dangereux", dans une tribune parue dans le Monde daté du 22 octobre.

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