François Fillon a appelé le pays à sortir de "35 ans de déficit sans interruption" mardi, lors d'un colloque au Sénat

Selon le Premier ministre, François Fillon, \"il n\'y a pas d\'autorité de l\'Etat sans exemplarité financière\".
Selon le Premier ministre, François Fillon, "il n'y a pas d'autorité de l'Etat sans exemplarité financière". (France 2)

A deux jours de la conférence nationale sur les déficits publics voulue par le chef de l'Etat, le premier Ministre a fixé le cap."S'il était parfaitement légitime de combattre la crise en s'endettant, il est désormais nécessaire de se désendetter si nous voulons installer solidement la croissance dans notre pays" a-t-il déclaré.

A deux jours de la conférence nationale sur les déficits publics voulue par le chef de l'Etat, le premier Ministre a fixé le cap.

"S'il était parfaitement légitime de combattre la crise en s'endettant, il est désormais nécessaire de se désendetter si nous voulons installer solidement la croissance dans notre pays" a-t-il déclaré.

"Il n'y a pas d'autorité de l'Etat sans exemplarité financière parce que vivre ensemble, c'est aussi vivre pour nos enfants et nos enfants n'ont pas vocation à payer nos factures", a ajouté le chef du gouvernement, appelant à "replacer la France dans une trajectoire vertueuse".

La conférence de jeudi devra permettre de "fixer les règles et les méthodes" pour "après 35 ans de déficit sans interruption" inverser "cette tendance qui est mortelle pour notre pays en tant que grande puissance économique, qui est mortelle pour notre modèle social", a-t-il encore dit.

"Pour le faire nous allons - Etat, collectivités locales, organismes sociaux - ensemble nous fixer les règles et la trajectoire qui permettront un retour à l'équilibre budgétaire", a promis le Premier ministre.

Le déficit, prévu à 7,9% du produit intérieur brut (PIB) en 2009 et 8,2% en 2010, a atteint des niveaux historiques avec la crise. Même constat pour la dette, attendue à 83,2% du PIB en 2010.

La solution ? Une baisse drastique des dépenses publiques (1.000 milliards chaque année), la seule piste possible compte tenu des engagements inflexibles du gouvernement qui exclut toute hausse d'impôts.

Autre paramètre, l'Europe. Pour respecter ses engagements, la France devra trouver cent milliards d'euros d'ici 2013, a calculé le ministre du Budget, Eric Woerth.