Francis Henrion, directeur de l'établissement lillois, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire mercredi soir.

Francis Henrion, directeur du Carlton de Lille, le 9 novembre 2011.
Francis Henrion, directeur du Carlton de Lille, le 9 novembre 2011. (DENIS CHARLET / AFP)

Il était mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans cette enquête sur des soupçons de proxénétisme dans plusieurs hôtels lillois, dont le luxueux Carlton.

Il était mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans cette enquête sur des soupçons de proxénétisme dans plusieurs hôtels lillois, dont le luxueux Carlton.

"Je suis soulagé d'être libéré. J'ai vécu une incarcération extrêmement dure psychologiquement", a déclaré Francis Henrion aux journalistes après sa libération de la maison d'arrêt de Douai. Entendu mardi pendant plus de sept heures par les juges d"instruction, Francis Henrion a ensuite effectué une demande de remise en liberté par le biais de son avocat. La demande a finalement été acceptée mercredi.

Francis Henrion a donc été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire. Il devra également s"acquitter d"une caution de 15.000 euros et pointer tous les mois. Francis Henrion est "très éprouvé par sa détention", il va "essayer de reprendre une vie normale après ce tapage médiatique", a ajouté son avocat Me Berton. "Il n'y a pas de rapport de cause à effet entre le non-dépaysement de l'affaire par la Cour de Cassation et sa mise en liberté", selon Me Berton. "Il était détenu tant qu'il n'avait pas été entendu, à partir du moment où il a été entendu, plus rien ne justifie son maintien en détention."

Selon l'avocat, cette remise en liberté constitue une tentative de "rétablir l'équilibre" après l'incarcération de "lampistes" dans ce dossier selon lui. Il espère que d'autres prévenus seront remis en liberté prochainement. "Il reste aux trois juges lillois qui sont maintenus dans ce dossier de reprendre leurs investigations et peut-être de s'éloigner de la page du Carlton ", a-t-il ajouté. Après le Carlton, l'hôtel Murano à Paris et Washington, "je crois que les juges vont prendre une autre destination dans les jours qui arrivent", a-t-il glissé.

Le directeur du Carlton et propriétaire de l'Hôtel des Tours était incarcéré depuis plus d'un mois. La décision de remise en liberté intervient le jour même de la décision de la Cour de cassation de rejeter la demande de dépaysement de l'enquête déposée le 25 octobre par le parquet général de Douai. Au total, huit personnes ont été mises en examen dans cette affaire notamment pour proxénétisme aggravé en bande organisée. Cinq mis en examen, dont Francis Henrion, avaient été incarcérés.

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