Eric Woerth dénonce la "précipitation" et "l'affolement" autour du contre-projet de réforme des retraites du PS

Le ministre du Travail, Eric Woerth.
Le ministre du Travail, Eric Woerth.

Lors d'un meeting UMP à Paray-Vieille-Poste, le ministre du Travail a reconnu mardi soir qu'il y avait des "points à partager" avec les socialistes, notamment la prise en compte de "la pénibilité" des carrières, mais a dénoncé leur "chiffrage fantaisiste"."Les retraites", a renchéri Xavier Bertrand, "ça doit s'aborder avec beaucoup de sérieux".

Lors d'un meeting UMP à Paray-Vieille-Poste, le ministre du Travail a reconnu mardi soir qu'il y avait des "points à partager" avec les socialistes, notamment la prise en compte de "la pénibilité" des carrières, mais a dénoncé leur "chiffrage fantaisiste".

"Les retraites", a renchéri Xavier Bertrand, "ça doit s'aborder avec beaucoup de sérieux".

Le PS a détaillé mardi son projet à l'issue d'un bureau national, prônant une réforme axée sur une taxation financière et bancaire, et le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, instauré sous François Mitterrand.

Sur ce dernier point, M Woerth a trouvé que "c'est dommage de se battre contre le système par répartition" car "le système par répartition c'est la démographie. C'est un système dans lequel les générations se prennent en charge les unes les autres".

"C'est le coeur même du système", "et le fait de vivre plus longtemps est une question (...) majeure dans le domaine de la retraite", a-t-il insisté. Il ne faut donc pas selon lui faire de la retraite à 60 ans "un sujet tabou".

"Pendant des semaines, le PS a joué à cache-cache avec ce dossier et là ce qui nous est présenté c'est d'une certaine façon un véritable tour de passe-passe". "Le Parti socialiste n'est pas sérieux", a renchéri l'ex-ministre du Travail, Xavier Bertrand.