Sarkozy ne dévoile pas de nouvelle mesure forte et cogne sur Hollande

Le président candidat Nicolas Sarkozy a tenu une conférence de presse à Paris, le 5 avril 2012, pour présenter son programme.
Le président candidat Nicolas Sarkozy a tenu une conférence de presse à Paris, le 5 avril 2012, pour présenter son programme. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le président candidat a présenté son programme jeudi, en même temps qu'une "lettre aux Français" qui sera diffusée à 6 millions d'exemplaires.

Son entourage avait promis des "annonces fortes" mais sa conférence de presse n'aura finalement accouché que d'une seule nouvelle mesure. A dix-sept jours du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a enfin présenté son programme écrit, jeudi 5 avril, à Paris. L'occasion également pour lui de rendre publique sa "lettre aux Français", un document de 34 pages tiré à quelque 6 millions d'exemplaires.

Au cours d'une intervention d'un peu plus d'une heure, Nicolas Sarkozy n'a donc fait qu'une unique annonce nouvelle : avancer le versement des pensions de retraite du 8 au 1er de chaque mois. Une mesure en réalité déjà évoquée par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, fin mars. 

Le président candidat a en fait réservé une bonne partie de son allocution à une critique acerbe du programme de François Hollande, "un festival de dépenses nouvelles dont personne ne sait comment elles seront financées, comme si le monde n'existait pas". Il a également critiqué le livre du candidat socialiste, un ouvrage dont on lui parle très peu, a-t-il remarqué.

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"Nous ne pouvons pas..."

Pour appuyer son projet, le président candidat a choisi une formule leitmotiv : "Nous ne pouvons pas". "Nous ne pouvons pas différer un certain nombre de choix : la compétitivité de notre économie, le choix de l'exigence à l'école dans les savoirs et les résultats... Nous ne pouvons pas éviter de parler de la question de la fiscalité. Le matraquage fiscal promis aux familles et aux classes moyennes par le candidat socialiste est une question qui doit être au centre de la campagne."

Et de poursuivre : "Nous ne pouvons plus différer les choix d'évolution de la République, comment combattre le communautarismeNous ne pouvons pas évacuer le choix du débat sur la différence entre l'assistanat et la solidarité. L'assistanat, c'est un guichet ouvert. On ne donne rien en échange."

Rigueur et compétitivité

Nicolas Sarkozy a prévenu : "La France est au bord d'un précipice." Mettant en cause "le matraquage fiscal" du programme socialiste, le candidat UMP a réitéré sa volonté de revenir à l'équilibre budgétaire en 2016. Il demande ainsi aux collectivités territoriales de contribuer à l'effort national : "Départements et communes supérieures à 30 000 habitants devront diminuer leurs dépenses au même rythme que l'Etat." 

Le président candidat a également indiqué qu'il demanderait le gel de la contribution de l'Etat au budget de l'Union européenne, soit une économie de 600 millions d'euros par an.

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