Education nationale : un agent sur sept se dit épuisé

Une salle d\'examen au lycée Clémenceau à Nantes (Loire-Atlantique), le 7 janvier 2012.
Une salle d'examen au lycée Clémenceau à Nantes (Loire-Atlantique), le 7 janvier 2012. (ALAIN LE BOT / PHOTONONSTOP)

Une étude conduite par la mutuelle de l'Education nationale et les syndicats met en avant le surmenage des personnels enseignants et administratifs.

Un agent sur sept "épuisé", un sur quatre sous tension... L'état psychologique et physique des agents de l'Education nationale n'est pas au beau fixe. Dans une étude du Carrefour santé social, qui réunit la mutuelle MGEN et des syndicats, publiée lundi 30 janvier, 14 % des agents se disent en situation d'épuisement professionnel et 24 % se sentent dans un état de tension au travail.

L'étude, menée en mai 2011 auprès de 5 000 agents de l'Education nationale, met en avant des risques psychosociaux supérieurs à la moyenne chez les conseillers principaux d'éducation, les enseignants d'école élémentaire et du collège, les hommes et les plus de 55 ans. "Une proportion non négligeable des professionnels est en situation de risque psycho-social avéré", appuie l'organisme.

Davantage de situations de tensions que dans d'autres professions

Le stress et les conditions de travail n'affectent pas seulement le moral : une grande majorité de ces personnels déclare avoir connu un problème d’ordre musculosquelettique au cours des 12 derniers mois.

Dans l'enquête Sumer, qui constitue la référence en France toutes professions confondues, 12 % des cadres et 23 % de tous les salariés se disent "tendus" au travail, à comparer avec les 24 % de l'Education nationale. Par rapport à leurs homologues d'autres secteurs, les agents de l'Education nationale bénéficient tout de même d'une "latitude décisionnelle" importante. Cette marge de manœuvre dont les personnels disposent pour mener leur activité "contribue à réduire le niveau de risque psycho-social".

Vous êtes à nouveau en ligne