Dominique de Villepin dit craindre la constitution d'un tribunal d'exception pour son procès dans l'affaire Clearstream

Dominique de Villepin, mardi 20 octobre 2009, après les réquisitions du procureur dans le procès Clearstream.
Dominique de Villepin, mardi 20 octobre 2009, après les réquisitions du procureur dans le procès Clearstream. (F2)

Un proche de Villepin, le député Jean-Pierre Grand, s'est lui demandé si l'on se dirige vers "un nouveau procès de Riom" (Procès fait à Blum par Vichy).Cette polémique vient du fait que la désignation d'une chambre composée de trois juges spécialement choisis pour l'occasion était envisagée pour le second procès Clearstream.

Un proche de Villepin, le député Jean-Pierre Grand, s'est lui demandé si l'on se dirige vers "un nouveau procès de Riom" (Procès fait à Blum par Vichy).

Cette polémique vient du fait que la désignation d'une chambre composée de trois juges spécialement choisis pour l'occasion était envisagée pour le second procès Clearstream.

Un syndicat de magistrat français évoque des risques de partialité dans le procès en appel de l'affaire Clearstream. Le syndicat de la magistrature, classé à gauche, a publié vendredi des extraits du procès verbal de la réunion interne où a été prise la décision.

La Cour d'appel a confirmé la désignation d'une chambre composée de trois juges spécialement choisis pour le second procès Clearstream.

Réaction de Dominique de Villepin : "Je réagirais extrêmement vigoureusement à la constitution d'une cour spéciale, d'un tribunal d'exception qui constituerait un véritable déni de justice".

"J'ai pu mesurer à quel point Nicolas Sarkozy a instrumentalisé l'ensemble de ce dossier. Je sais dans quelle circonstance, c'est à l'Elysée que la décision d'appel a été prise et imposée au procureur de Paris Jean-Claude Marin", a encore affirmé M. de Villepin en marge d'un déplacement dans le Maine-et-Loire.

"Je n'accepterai pas de nouvelles manipulations dans le dossier et comme tout citoyen, je veux être jugé selon les règles de la justice ordinaire", a ajouté le président de République solidaire (RS).

Le 28 janvier 2010, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé Dominique de Villepin, jugé innocent des faits de "complicité de dénonciation calomnieuse" pour lesquels il était poursuivi dans cette vaste affaire de manipulation visant plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy.

Le lendemain le parquet avait décidé de faire appel du jugement, ouvrant la voie à un nouveau procès début 2011.

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