Deux frères jumeaux retranchés à Pantin, l'un se suicide

L'autre s'est rendu aux forces de police, mobilisées depuis le début de la matinée pour négocier avec les forcenés. 

Richard et Bernard L., des jumeaux âgés de 60 ans, ont mobilisé la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) toute la matinée du mercredi 18 janvier, dans un quartier de Pantin (Seine-Saint-Denis). Les deux forcenés étaient retranchés dans le pavillon de leur mère. L'un a fini par se rendre, l'autre s'est suicidé, selon la préfecture de police.

Selon les tout premiers éléments de l'enquête, les jumeaux, dont l'un souffrirait de troubles psychiques, se sont rendus au domicile de leur autre frère dans le 17e arrondissement de Paris vers 6 h. Selon le maire (PS) de Pantin, Bertrand Kern, l'un des jumeaux est enseignant en informatique à Jussieu, et les deux frères sont des adeptes du tir en amateur.

Négociations engagées avec les frères

Pour des raisons encore indéterminées, ils tirent sur la porte du domicile de leur frère. Les policiers, alertés, apprennent alors que les jumeaux sont susceptibles de se rendre dans le pavillon de leur mère à Pantin, avenue du Pré-Saint-Gervais.

Il est aussitôt décidé, "en raison de la présumée dangerosité" de l'un des jumeaux, de faire appel à la BRI ("anti-gang"), spécialisée et entraînée pour les interventions délicates. Des négociations sont engagées avec les frères tandis que des policiers de la BRI entrent dans le pavillon.

Bernard tire sur les forces de l'ordre, puis se suicide

L'un des jumeaux, Bernard, tire alors dans leur direction, sans faire de blessé, provoquant un "tir de riposte" de la BRI en retour, selon les sources policières. Richard se rend. Bernard, blessé à la main, s'y refuse.

Susceptible d'être armé d'un M16, un fusil d'assaut, il reste donc dans le pavillon, tandis que des négociations se poursuivent... jusqu'à ce que sa mort soit annoncée par les autorités. L'homme a été "retrouvé mort une arme à la main" et "le suicide ne semble pas faire de doute", selon une source policière. Une autopsie devra toutefois confirmer cette thèse.