Des manifestations "No Sarkozy Day" ont été organisées samedi à Paris et dans plusieurs villes en province

Manifestant participant au \"No-Sarkozy day\" à PAris (27 mars 2010)
Manifestant participant au "No-Sarkozy day" à PAris (27 mars 2010) (AFP/THOMAS COEX)

Lancé par 55 blogueurs français sur le modèle du "No Berlusconi Day" en Italie, qui a eu lieu début décembre, ce mouvement est né "de la nécessité d'exprimer un ras-le-bol général vis-à-vis de la politique de Nicolas Sarkozy", a déclaré Benjamin Ball, un des organisateurs de la marche parisienne de plus d'un millier de personnes.

Lancé par 55 blogueurs français sur le modèle du "No Berlusconi Day" en Italie, qui a eu lieu début décembre, ce mouvement est né "de la nécessité d'exprimer un ras-le-bol général vis-à-vis de la politique de Nicolas Sarkozy", a déclaré Benjamin Ball, un des organisateurs de la marche parisienne de plus d'un millier de personnes.

En régions, les protestataires étaient appelés à se rassembler devant les préfectures et sous préfectures. Beaucoup arboraient, comme à Paris, des t-shirts violet, pour symboliser la neutralité politique et syndicale, cette couleur n'étant pas connotée comme le bleu, le noir, le rouge, le vert ou le orange.

Ils étaient 400 à Marseille, 300 à Grenoble et Saint-Brieuc, 250 à Nantes, 50 à la Roche-sur-Yon, Bordeaux, Ajaccio, quelques dizaines à Lille, Strasbourg Toulouse, 20 à Angoulême et 15 au Mans, toujours dans des ambiances bon enfant.

Sous la pluie à Grenoble, on pouvait lire sur une pancarte une phrase du philosophe et poète Etienne de La Boétie: "Ils ne sont pas grands parce que nous sommes à genoux", tandis que les "doléances des passants" étaient recueillies dans une urne.

A Toulouse, sur la place du Capitole balayée par un vent violent, Julien, employé dans une usine d'aéronautique, a acheté le t-shirt emblématique pour exprimer son opposition au monde politique : "Je ne vote pas", a-t-il dit. "Sarkozy, qu'a-t-il fait pour moi ? Rien. A gauche comme à droite, qu'est-ce qu'on fait pour moi ? Que dalle", a-t-il ajouté.

Parmi les soutiens à cette journée, figurent le chanteur Sanseverino, l'entarteur Noël Godin, les humoristes Guy Bedos, Didier Porte, Christophe Alévèque ou le journal satirique Siné Hebdo, selon le site internet du mouvement ( www.no-sarkozy-day.fr).

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