Dans le cadre du double homicide d'un couple de retraités fin janvier, un jeune homme a été mis en examen jeudi

La maison des deux personnes âgées tuées à l\'arme blanche à Pont-Sainte-Maxence, dans l\'Oise, fin janvier 2010.
La maison des deux personnes âgées tuées à l'arme blanche à Pont-Sainte-Maxence, dans l'Oise, fin janvier 2010. (France 2)

Le jeune homme de 19 ans mis en examen a été écroué jeudi dans l'enquête sur le meurtre d'un couple de retraités dans l'Oise, a annoncé la procureure de Senlis Chantal Berger.Les septuagénaires avaient été tués de dizaines de coups de couteau dans leur pavillon de Pont-Sainte-Maxence, dans l'Oise.

Le jeune homme de 19 ans mis en examen a été écroué jeudi dans l'enquête sur le meurtre d'un couple de retraités dans l'Oise, a annoncé la procureure de Senlis Chantal Berger.

Les septuagénaires avaient été tués de dizaines de coups de couteau dans leur pavillon de Pont-Sainte-Maxence, dans l'Oise.

Un four à micro-ondes et une télé retrouvés à son domicile
La procureure de Senlis Chantal Berger avait annoncé mercredi l'arrestation de "deux jeunes majeurs à leur domicile, l'un en région parisienne, l'autre dans l'Oise". Ils avaient été placés en garde à vue mercredi.

L'un des deux individus, interpellé à Vincennes (Val-de-Marne) après une enquête de voisinage, a reconnu les faits lors de sa garde à vue. Son empreinte génétique a été retrouvée sur l'arme du crime, un couteau.

Une télévision et un four à micro-ondes dérobés chez les victimes ont été retrouvés chez lui. Il est poursuivi pour "homicides volontaires et actes de torture et de barbarie". Ce jeune homme n'a aucun antécédent judiciaire.

Le mobile de l'acte serait un simple vol. Il aurait voulu voler la voiture des retraités pour rentrer chez lui et l'opération aurait dégénéré, dans des circonstances encore floues. Le deuxième suspect placé en garde à vue a été libéré mercredi soir sans qu'aucune charge soit retenue contre lui.

Le criminel présumé, abandonné par sa mère à sa naissance, avait été placé dans une famille d'accueil de Pont-Sainte-Maxence, mais l'avait récemment quittée.

Il revenait de temps à autre dans la commune et les gendarmes ont été amenés à le rechercher car lors de l'enquête de voisinage, des témoins avaient spontanément signalé ce garçon connu pour son caractère violent.

Ce fait divers particulièrement sordide, survenu il y a plus de trois mois, avait conduit le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à annoncer des mesures pour renforcer la sécurité des seniors.

Au domicile de l'un des suspects, les enquêteurs ont découvert des objets volés au couple, "notamment une télévision et un four à micro-ondes", avait dit la procureure mercredi qui a précisé que les deux suspects n'étaient pas connus des services de police. "Ils ont un niveau de responsabilité différent" dans l'affaire, avait-elle ajouté.

Les arrestations ont mobilisé mercredi une quarantaine de gendarmes du groupement de l'Oise. Le colonel Robert Bouche, commandant de la section de recherches de la région Picardie à Amiens, a précisé que depuis le 29 janvier, 1.000 pièces de procédure avaient été établies, 300 auditions réalisées et 200 éléments mis sous scellés. Certains sont toujours en cours d'analyse.

Les victimes - toutes deux âgées de 76 ans - vivaient simplement de leur retraite après avoir travaillé de nombreuses années dans une usine sidérurgique de Montataire, à une vingtaine de kilomètres de Pont-Sainte-Maxence.

Le lendemain de la découverte des corps, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait annoncé un durcissement des sanctions pénales contre les agresseurs de personnes âgées. Il avait également évoqué le lancement d'opérations "tranquillité seniors", qu'il est venu détailler lundi lors d'un déplacement dans l'Oise. Il s'agit de permettre aux personnes âgées de mieux se signaler aux forces de l'ordre lorsqu'elles s'estiment menacées.