Procès de "la bande du Petit bar" : des peines allant jusqu'à 30 ans de prison prononcées

Des enquêteurs, le 18 octobre 2010, à Ajaccio (Corse-du-Sud), sur les lieux de l\'assassinat d\'Antoine Nivaggioni.
Des enquêteurs, le 18 octobre 2010, à Ajaccio (Corse-du-Sud), sur les lieux de l'assassinat d'Antoine Nivaggioni. (STEPHAN AGOSTINI / AFP)

Le procès s'est tenu à huis clos dans le seul but de protéger Patrick Giovannoni, le premier "repenti à la française".

La cour d'assises des Bouches-du-Rhône a rendu son verdict, samedi 3 mars, dans le procès de "la bande du Petit bar", jugée pour l'assassinat en bande organisée d'Antoine Nivaggioni, tué le 18 octobre 2010 en plein centre d'Ajaccio, en Corse.

Eric Coppolani, désigné comme l'un des deux tueurs, a été condamné à trente ans de réclusion criminelle. Une peine de vingt ans de réclusion a été prononcée contre Antoine Mondoloni, jugé pour complicité d'assassinat. Quant au premier "repenti à la française", Patrick Giovannoni, il a été reconnu coupable de complicité d'assassinat et d'association de malfaiteurs, et condamné à cinq années de prison avec sursis.

Un second tueur jamais identifié

Le procès s'est tenu à huis clos dans le seul but de protéger Patrick Giovannoni, bénéficiaire depuis février 2015 du programme de protection et de réinsertion des repentis. Cette ancienne "petite main" de l'équipe criminelle corse a confirmé devant les jurés avoir placé une voiture-ventouse devant le domicile d'où sortait la victime lorsqu'elle a été abattue. Un véhicule qu'il avait, en connaissance de cause, déplacé pour laisser la place à celui du commando.

Au terme de plus de sept heures de délibérations, la cour d'assises a jugé qu'Eric Coppolani était l'homme qui s'était dissimulé, armé, dans le coffre de toit d'un véhicule d'où il avait surgi pour abattre Antoine Nivaggioni, ex-figure du nationalisme corse et membre, selon l'accusation, d'un clan adverse de celui du Petit Bar. Le second tueur caché dans la malle arrière n'a jamais été identifié. L'ADN d'Eric Coppolani avait été retrouvé sur un bouchon près d'un véhicule incendié en mai 2010, une fourgonnette qui venait de servir à des surveillances de la victime par des hommes armés.

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