Manuel Valls en Corse : un déplacement sensible

Face aux demandes des nationalistes, le Premier ministre a fait plusieurs concessions, notamment sur la création d'une agrégation de langue et culture corses. 

Les deux hommes forts de la Corse demandent à Manuel Valls l'amnistie des "prisonniers politiques". Pas question, pour le Premier ministre, en visite en Corse, ce lundi 4 juillet. "Ni amnistie ni oubli d'un crime grave", a-t-il déclaré. Pas question non plus que la langue corse soit officiellement l'égale du français. Mais le Premier ministre confirme la création d'une agrégation de langue et culture corses.

Manuel Valls sifflé

Il confirme aussi la naissance d'une collectivité unique début 2018, et la volonté de prolonger le régime fiscal avantageux en matière de droits de succession. Le dialogue s'est renoué, mais pour le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, c'est encore insuffisant. Manuel Valls s'est ensuite rendu à Bastia (Haute-Corse), où il a été sifflé et hué à son arrivée, essentiellement par des membres de la CGT et du parti communiste.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne