DIRECT. Rixe à Sisco : des peines de huit mois avec sursis à deux ans de prison ferme requises à l'encontre des cinq prévenus

Une image de la rixe entre des habitants de Sisco et des Corses d\'origine maghrébine, le 13 août 2016, à Sisco (Haute-Corse).
Une image de la rixe entre des habitants de Sisco et des Corses d'origine maghrébine, le 13 août 2016, à Sisco (Haute-Corse). (BUFFA CHRISTIAN / MAXPPP)

Trois frères marocains vivant en Corse et deux habitants de Sisco comparaissaient à partir de 15 heures devant le tribunal correctionnel de Bastia. 

Des peines allant de 8 mois de prison avec sursis jusqu'à 30 mois de prison dont 24 mois ferme, ont été requises jeudi 15 septembre contre 5 hommes jugés pour leur implication dans le violente rixe survenue à Sisco (Haute-Corse) le 13 août. La peine la plus lourde - et la seule comportant une peine de prison ferme - a été demandée contre Mustafa Benhaddou, le seul des trois frères marocains présents devant le tribunal jeudi - 10 et 8 mois avec sursis ont été requis contre ses deux frères, qui n'étaient pas en détention provisoire et ne se sont pas présentés. Le procureur Nicolas Bessone a également requis un an avec sursis et 8 mois avec sursis contre deux villageois de Sisco jugés pour leur implication dans les échauffourées.

Cinq personnes étaient jugées pour violences en réunion. Trois frères marocains vivant en Corse et deux habitants de Sisco comparaissaient à partir de 15 heures devant le tribunal correctionnel. Mustafa Benhaddou, un ouvrier du bâtiment au chômage, déjà condamné pour outrage, pour transport d'armes et pour des délits liés aux stupéfiants, sera jugé détenu. Ses deux frères, Abdelillah et Jamal, devaient comparaître libres. Face à eux, deux villageois soutenus par la population locale : le boulanger Lucien Straboni et Pierre Baldi, un employé de la mairie de Sisco, pouvaient également comparaître libres.

Des photos qui enveniment tout. Tout est apparemment parti de quelques photos prises depuis le bord de la route. Installé avec sa famille depuis le matin dans une petite crique de Sisco, Mustapha Benhaddou n'apprécie pas et le fait savoir, d'abord à un couple de touristes, puis à un groupe de jeunes. Jeudi, lui qui comparaît détenu et qui a déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour trafic de drogue, est le seul membre de sa famille présent devant la cour --ses deux frères, eux aussi poursuivis, ne se sont pas présentés, faisant savoir par le biais de leurs avocats qu'ils craignaient pour leur sécurité.

Une bagarre impliquant des dizaines de personnes avait éclaté le samedi 13 août sur une plage de Sisco. Quatre personnes avaient été blessées et plusieurs véhicules avaient été renversés et incendiés. A l'origine de la rixe : des tensions entre une famille marocaine accusée d'avoir voulu privatiser la plage et d'avoir lancé des pierres sur des baigneurs, et des habitants du village accusés d'avoir proféré des insultes racistes et d'avoir pris en photo, sans leur autorisation, les membres de la famille. 

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