DIRECT. Des incidents éclatent à Bastia entre manifestants nationalistes et forces de l'ordre

Des manifestants protestent contre l\'incarcération de trois jeunes nationalistes, samedi 15 octobre 2016, à Bastia. 
Des manifestants protestent contre l'incarcération de trois jeunes nationalistes, samedi 15 octobre 2016, à Bastia.  (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées dans le calme, samedi après-midi, pour protester contre la condamnation de trois jeunes militants nationalistes à de la prison ferme. Mais la manifestation a dégénéré en fin de journée.

La manifestation s'était jusqu'alors déroulée dans le calme. Samedi 15 octobre, des incidents ont éclaté dans les rues de Bastia, près de la préfecture de Haute-Corse, entre des manifestants nationalistes et les forces de l'ordre. 

Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées dans l'après-midi pour protester contre la condamnation à de la prison ferme de trois jeunes militants nationalistes, le 6 octobre, rapportent France Bleu RCFM et France 3 Corse. Agés de 22 à 24 ans, ils ont écopé de peines de cinq à huit ans de prison pour avoir lancé une voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte, le 1er avril 2012. 

Des heurts entre jeunes cagoulés et CRS. Peu après la dispersion de la manifestation, vers 16h30, plusieurs dizaines de jeunes cagoulés ont lancé des cocktails Molotov sur les CRS et les gendarmes mobiles assurant la protection de la préfecture, selon les informations de franceinfo. Les forces de l'ordre, dont les effectifs avaient été renforcés pour cette manifestation, ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes et de Flash-Ball.

Plusieurs débuts d'incendies. Les jeunes ont aussi commencé à incendier la Poste centrale, située à environ 200 m de la préfecture, mais le sinistre a été rapidement circonscrit par les pompiers, de même que le début d'incendie de plusieurs véhicules de particuliers et des forces de l'ordre, atteints par des cocktails Molotov.

Le périmètre bouclé. Les forces de l'ordre ont bouclé le périmètre autour de la préfecture en déployant des camions et des cars. A 17 heures, un calme relatif était revenu.



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