Charter pour Kaboul: "rumeurs" démenties

Calais, le 28 septembre 2009, une semaine après la fin de la \"jungle\": des migrants de retour.
Calais, le 28 septembre 2009, une semaine après la fin de la "jungle": des migrants de retour. (© AFP/PHILIPPE HUGUEN)

Aucun vol visant à ramener des réfugiés afghans dans leur pays d'origine "n'aura lieu" ce mardi, affirme le gouvernement

Aucun vol visant à ramener des réfugiés afghans dans leur pays d'origine "n'aura lieu" ce mardi, affirme le gouvernementAucun vol visant à ramener des réfugiés afghans dans leur pays d'origine "n'aura lieu" ce mardi, affirme le gouvernement

Une mise au point faite mardi après-midi, "pour couper court à certains rumeurs", par Frank Supplisson, le directeur adjoint du cabinet du ministre de l'Immigration Eric Besson.

Des associations de défense des migrants avaient évoqué lundi le départ d'un charter depuis Londres, d'une escale à Lille mardi soir avant de voler pour Kaboul via Bakou.

Trente associations de défense des migrants et des droits de 'Homme avaient demandé lundi aux autorités françaises et ritanniques, dans un communiqué commun, de renoncer à expulser des Afghans vers Kaboul, avançant qu'un "charter" serait prévu mardi.

Interrogé par le Monde, Eric Besson a déclaré lundi soir que des vols seraient organisés "dans les jours qui viennent". "Le chef de l'Etat a été très catégorique (...) en affirmant que le démantèlement de la 'jungle' de Calais devait s'accompagner de retours, sans quoi on ne s'en sortirait pas."

Baptisé la "jungle", ce vaste campement sauvage installé progressivement par les migrants en situation irrégulière dans une zone portuaire de Calais, depuis la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte en 2002, a été démantelé le 22 septembre.

Le projet de vol franco-britannique concernait, côté français, "dix personnes", a déclaré à l'AFP la Cimade. L'organisation humanitaire, seule présente dans les Centres de rétention administrative (CRA), s'est par ailleurs réjouie de la décision, lundi soir, de la Cour européenne des Droits de l'Homme, à Strasbourg, de "suspendre lundi les mesures d'éloignement" frappant sept Afghans retenus à Rouen.