Chaque panneau signalant la présence d'un radar fixe sera remplacé, après sa dépose, par un radar pédagogique

Un radar, dit pédagogique, dans le nord de la France, le 25 mai 2011.
Un radar, dit pédagogique, dans le nord de la France, le 25 mai 2011. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Les automobilistes continueront donc d'être systématiquement avertis de la présence d'un radar fixe. C'est ce que révèle une fiche de synthèse transmise par le ministère de l'Intérieur aux préfets.Ces instructions visent à déminer le débat sur le sujet, après des messages contradictoires envoyés depuis fin 2010 par les pouvoirs publics.

Les automobilistes continueront donc d'être systématiquement avertis de la présence d'un radar fixe. C'est ce que révèle une fiche de synthèse transmise par le ministère de l'Intérieur aux préfets.

Ces instructions visent à déminer le débat sur le sujet, après des messages contradictoires envoyés depuis fin 2010 par les pouvoirs publics.

"La dépose des panneaux de présignalisation des radars fixes est conditionnée par l'installation de radars pédagogiques, dans la zone amont des radars fixes. La zone concernée peut être étendue de plusieurs centaines de mètres à plusieurs kilomètres", indique la fiche. "La dépose des panneaux sera réalisée de manière concomitante avec la mise en place des nouveaux radars pédagogiques", ajoute le document. Quant aux nouveaux radars fixes, leur installation "doit également être concomitante à celle d'un radar pédagogique", précise encore la fiche.

Selon le document, "la sécurité routière (...) doit faire l'objet d'explications permanentes et transparentes", et les préfets doivent s'assurer que "les lieux et moments des contrôles" de radars mobiles "sont adaptés à l'analyse de la dangerosité des réseaux routiers", car "la légitimité de l'action de l'Etat en dépend", ajoute le document.

Contre l'avis du gouvernement, le Parlement avait voté à l'automne 2010 l'assouplissement du permis à points, le jugeant trop répressif, tandis que les experts en sécurité routière dénonçaient une "dérive populiste".

La mortalité routière était repartie à la hausse les mois suivants: +13% de janvier à avril. Le gouvernement avait ensuite annoncé début mai la suppression des panneaux signalant les radars et l'interdiction des avertisseurs électroniques de radars. Mais à un an de la présidentielle et des législatives, ces mesures avaient provoqué une bronca des députés UMP.

Le gouvernement a finalement fait des concessions: les panneaux seront remplacés par les radars pédagogiques, indiquant la vitesse mais ne sanctionnant pas. Quant aux avertisseurs de radars, ils restent interdits mais seront "transformés" en "avertisseurs de zones dangereuses".

Le ministère de l'Intérieur veut mettre en place quelque 2.200 radars pédagogiques d'ici fin 2011, et près de 4.000 d'ici fin 2012, financés par les amendes payées par les contrevenants. L'objectif du ministère reste "simple: faire diminuer le nombre des victimes de la route", rappelle la note transmise aux préfets.

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