Carla Bruni-Sarkozy, sa perruque et Lady Gaga

Carla Bruni-Sarkozy, au meeting de son mari à Bordeaux, le 3 mars.
Carla Bruni-Sarkozy, au meeting de son mari à Bordeaux, le 3 mars. (CAROLINE BLUMBERG / REUTERS)

Dans un entretien au "Nouvel Observateur", la Première dame a affiché son soutien à son mari. Elle a également fait quelques confidences surprenantes.

Dans une interview au Nouvel Observateur, Carla Bruni-Sarkozy déclare ne pas vouloir faire de la politique, mais affirme toujours un soutien inconditionnel à son candidat de mari. Et quand elle ne tire pas à vue sur les journalistes, elle se compare à Lady Gaga et parle de sa perruque.

• "Nous sommes des gens modestes"

Carla Bruni a glissé cette petite phrase, relevée par un journaliste du Monde, dans les coulisses de l'émission "Des paroles et des actes", sur France 2, alors que Nicolas Sarkozy était interrogé sur sa soirée au Fouquet's. L'expression avait choqué. Dans Le Nouvel Observateur, la Première dame se défend : "Je ne parlais pas de notre train de vie. J'ai conscience d'avoir une vie pleine de privilèges. Je regardais mon mari à l'écran et j'ai sans doute dit qu'il était modeste dans son attitude, au sens du contraire de l'arrogance, de la crânerie." Plus loin elle accuse les médias de n'avoir publié, depuis son mariage avec Nicolas Sarkozy, que "mensonges et interprétations".

• La droitisation de Nicolas Sarkozy

"La prétendue droitisation extrême de la campagne de Nicolas est une idée reçue des journaux qui ne trouvent rien de mieux à se mettre sous la dent", attaque l'épouse du candidat UMP. 

"C'est mon clone"

"A chaque fois que j'apparais, il perd trois points dans les sondages", aurait déclaré Carla Bruni concernant sa popularité à droite. La Première dame dément, avec une note d'humour : "C'est sans doute l'un des propos de mon clone, celui qui parle sans cesse à ma place [rires] Je n'ai jamais dit une telle sottise !" L'excuse fonctionnerait-elle pour les candidats à la présidentielle ?

• Une perruque dans le métro

C'est l'astuce de Carla Bruni-Sarkozy pour passer incognito. "Je me déguise au sens propre comme figuré, dit-elle. Avec une perruque, personne ne me reconnaît dans le métro. Récemment, on a encore fouillé mon sac au musée de la Marine".

• Lady Gaga

Comparée à Mme Pompidou, "femme de, dévouée aux bonnes œuvres", "Carla la rebelle" se définit ainsi : "A côté de Mme Pompidou, avec mon expérience des médias, je suis Lady Gaga". Moins facile pour passer inaperçue dans le métro.

• Politique et rock'n roll, même combat

Interrogée sur sa "métamorphose", sa capacité à passer d'un concert de Mick Jagger à un meeting de l'UMP, Carla Bruni-Sarkozy, ne voit aucun grand écart. Tentative d'explication : "J'admire beaucoup Jean-François Copé et François Fillon. Oui, ma vie a changé, cela ne m'empêche pas d'aller au concert de Bob Dylan. D'ailleurs Dylan, qui ne voit jamais personne après ses représentations, a voulu rencontrer Nicolas, ce qui m'a permis d'y aller aussi ! Ce ne sont donc ni Jagger ni Bono qui m'ont présenté Dylan, mais mon homme ! Idem pour Leonard Cohen."

• "Je ne supporte pas les violences faites aux femmes"

L'ex-mannequin et chanteuse déclare qu'elle a pris conscience de "la condition des femmes" à travers "les courriers reçus" à l'Elysée. C'est en particulier "la précarité de celles qui élèvent seules leurs enfants" qui l'a touchée. Elle ajoute : "Je ne supporte pas les violences faites aux femmes, je n'ai pas digéré ce qui a été dit, sur elles, sur Tristane Banon ou Nafissatou Diallo".

• Les choses importantes

L'épouse du président sortant songe-t-elle à la défaite de son mari ? "On n'anticipe pas les choses importantes de la vie", répond-elle .

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