Les dégâts des cerfs en forêt de Chaux

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Si le retour du loup dans la nature fait débat, il y a également bataille autour de la présence des cerfs. Reportage dans la forêt de Chaux, dans le Jura, en pleine période de brame.

Ce cri rauque, ils sont nombreux à vouloir l'entendre. Nous sommes dans la forêt de Chaux (Jura et Doubs), l'une des plus vastes de France. La forêt d'ordinaire si tranquille attire chaque automne des dizaines de curieux. Il y a quelques années, Gérard était chasseur; il a lâché le fusil pour l'appareil photo. Dans le petit cercle des photographes animaliers, Gérard est un peu l'homme qui murmure à l'oreille des cerfs. L'un des rares qui a vu Vincent, un patronyme attribué par quelques passionnés au plus vieux cerf du massif. Pourquoi Vincent ? Parce que l'animal possède 20 cors, 20 pointes, une ramure exceptionnelle. "Il n'y a que Vincent qui ait 20 cors, il n'y en a pas d'autres. Il devrait y avoir au moins une dizaine de cerfs de 18 cors, de 16 cors, qui sont tués avant d'être adultes", explique Gérard. 

15 000 euros pour 10 hectares

Le roi de la forêt serait-il en danger ? Beaucoup le pensent aujourd'hui. Le cerf a longtemps fait l'unanimité, mais depuis quelques années, quelques voix se lèvent pour crier haro sur la bête. En première ligne, les agents de l'ONF, lassés de voir disparaitre les pousses de chênes. Au cours des siècles précédents, le cerf était plutôt discret, c'est après la Seconde Guerre mondiale qu'il a été réintroduit dans les forêts françaises. Pour l'agence nationale des forêts, une erreur qui 60 ans après, condamne tous les massifs forestiers de l'est de la France. "En foret de Chaux, une parcelle c'est 8-10 hectares", explique Michel Romanski, de l'ONF : le recours à l'engrillagement coûte 15 00 euros pour 10 hectares.

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