Bernard Thibault pourrait quitter la tête de la CGT plus tôt que prévu

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, le 12 janvier 2012 à Paris.
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, le 12 janvier 2012 à Paris. (FRED DUFOUR / AFP)

Selon "Le Monde", le secrétaire général de la CGT va annoncer le 24 janvier qu'il ne briguera pas un nouveau mandat. Il devrait quitter son poste avant mars 2013. Sa succession est déjà en question.

Qui succèdera à Bernard Thibault ? La question ne devait se poser qu'en mars 2013, à l'occasion du prochain congrès de la CGT, qui marquait la fin du mandat de l'actuel secrétaire général. Mais selon Le Monde du 20 janvier, le patron du syndicat va lancer le processus de sa succession avant cette date. Dans ce sens, il devrait d'abord annoncer, mardi 24 janvier, à la commission exécutive confédérale de la CGT, qu'il ne briguera pas un nouveau mandat à la tête de la confédération, poste qu'il occupe depuis 1999.

En réaction, Bernard Thibault dit "ne pas vouloir commenter des rumeurs et réserver ses annonces aux instances de la CGT". Mais toujours selon le quotidien, il est prévu que le secrétaire général fasse connaître en mai 2012, à l'occasion d'une réunion du comité confédéral national, le nom de celui qu'il voit lui succéder.

Eric Aubin, favori pour la succession

Le favori serait Eric Aubin, secrétaire national chargé des retraites, qui a occupé le devant de la scène lors des mobilisations contre la réforme des retraites en 2010. Le grand meeting du 31 janvier 2012, pour le retour de la retraite à 60 ans, organisé par la CGT au Zenith de Paris, apparaitrait alors comme une rampe de lancement pour lui. Une autre dirigeante, Nadine Prigent, membre du bureau confédéral, serait également une possible candidate.

La volonté de Bernard Thibault de vouloir prendre un départ anticipé est à prendre au conditionnel. En janvier 2011, des rumeurs annonçant son départ avant la fin de l'année, avaient filtré, relayées notamment par Le Parisien. L'intéressé avait à l'époque démenti ces informations, dénonçant "un fantasme" destiné "à déstabiliser la CGT".