Arrestation près de Nice d'un ex-ennemi public N°1, après deux braquages en région toulousaine

Un homme doublement condamné à perpétuité dans les années 1980 a été arrêté fin octobre près de Nice, pour deux braquages ayant eu lieu en août dans la région de Toulouse, a-t-on appris mardi 10 novembre 2015.
Un homme doublement condamné à perpétuité dans les années 1980 a été arrêté fin octobre près de Nice, pour deux braquages ayant eu lieu en août dans la région de Toulouse, a-t-on appris mardi 10 novembre 2015. (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

Doublement condamné à perpétuité dans les années 1980, Lionel Cardon a été arrêté fin octobre près de Nice. 

Lionel Cardon, 57 ans, a été jadis "ennemi public numéro 1". Doublement condamné à la perpétuité dans les années 1980, avec une période de sûreté de 18 ans, il aurait repis du service en 2015. Soupçonné d'être impliqué dans le braquage à main armée et la séquestration, le 2 août, d'un couple de bijoutiers à Muret, près de Toulouse (Haute-Garonne), ainsi que ceux d'une postière le 21 août dans la commune voisine de Seysses, il a été interpellé le 22 octobre par les gendarmes de la section de recherches (SR), assistés par une équipe du GIGN, près de Nice (Alpes-Maritimes), indique une source proche du dossier, mardi 10 novembre.

Après 33 ans passé en prison, il était en régime de semi-liberté depuis 2013, dans une maison d'arrêt des environs de Toulouse, mais il avait disparu depuis quelques mois.

Il a reconnu les faits 

Le suspect , qui a reconnu les faits, est accusé d'avoir extorqué pour environ 50 000 euros d'argent et de bijoux aux victimes, selon la même source. Il a été mis en examen le 27 octobre pour "enlèvement et séquestration", ainsi que pour "vol à main armée", en récidive légale. Des vidéos et des preuves biologiques ont permis de mener au suspect, a précisé la source.

Dans les années 1980, Lionel Cardon avait écopé de deux peines de prison à perpétuité à la suite du meurtre des époux Aran, un couple de médecin bordelais, et de Claude Hochard, un motard de la police parisienne qui l'avait pris en filature.

En 1997, il avait été condamné en appel à deux ans de prison pour une tentative d'évasion à l'explosif de la prison d'Arles.