Affaire Jessica : une nouvelle plainte contre son père d'accueil

Gilles Patron, le père d\'accueil de Laetitia et Jessica Perrais, le 17 août 2011 à Nantes (Loire-Atlantique).
Gilles Patron, le père d'accueil de Laetitia et Jessica Perrais, le 17 août 2011 à Nantes (Loire-Atlantique). (ARNAUD JAFFRE / PRESSE OCEAN / MAXPPP)

Une jeune fille de 19 ans accuse Gilles Patron, le père d'accueil de Laetitia Perrais, tuée en janvier 2011 par Tony Meilhon près de Pornic (Loire-Atlantique) et jumelle de Jessica Perrais, de l'avoir agressée sexuellement. 

C'est la sixième personne à porter plainte contre Gilles Patron. Une jeune fille de 19 ans accuse le père d'accueil de Laetitia Perrais, l'adolescente tuée en janvier 2011 près de Pornic (Loire-Atlantique), de l'avoir agressée sexuellement. Pour ces faits, qui se seraient produits en 2008 et 2009, Gilles Patron, en détention provisoire depuis août, a été entendu par les enquêteurs lundi 30 janvier, révèle France 3 Pays-de-la-Loire.

Jessica Perrais, sœur jumelle de Laetitia, avait porté plainte pour agressions sexuelles et viols en août 2011. Gilles Patron a été mis en examen après ces plaintes et c'est pour cette raison qu'il est en détention à la maison d'arrêt de Nantes. 

En tout, six victimes présumées

A ce jour, avec cette nouvelle plainte, six jeunes gens auraient été victimes de Gilles Patron. Trois autres mises en examen pour agression sexuelle et viol ont été prononcées à son encontre, après les plaintes de deux jeunes filles, amies des sœurs Perrais, et d'une autre placée au début des années 2000 dans cette famille d'accueil. 

Le parquet de Nantes a aussi requis en décembre 2011 une nouvelle mise en examen pour des agressions sexuelles qui auraient été commises à l'encontre d'un jeune garçon en 2005 et 2006. Mais cette mise en examen a été suspendue dans l'attente d'une confrontation.

Gilles Patron a jusque-là réfuté toutes les accusations, mais a reconnu avec Jessica Perrais des "relations ambiguës" et une "faute morale" à partir de la majorité de celle-ci. Il affirme qu'il n'y a pas eu de contrainte.

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