Affaire Elodie Kulik : un homme mis en examen pour meurtre, viol et séquestration

Jacky Kulik montre, le 6 janvier 2012 à Lille, des portraits de sa fille Elodie, tuée en 2002 dans la Somme.
Jacky Kulik montre, le 6 janvier 2012 à Lille, des portraits de sa fille Elodie, tuée en 2002 dans la Somme. (MAXPPP)

L'enquête sur le meurtre de cette jeune directrice d'agence bancaire violée et étouffée en 2002 dans la Somme a été relancée par l'ADN.

Le mystère autour de la mort d'Elodie Kulik en passe d'être résolu ? Un homme de 40 ans a été mis en examen dans la matinée du vendredi 18 janvier pour meurtre, viol et séquestration, dans l'enquête sur le meurtre de cette jeune femme de 24 ans, tuée en 2002 dans la Somme. 

Le corps de cette directrice d'agence bancaire avait été découvert en partie calciné, dans un champ de la commune de Tertry. La victime avait été violée avant d'être tuée. Au moment de son agression, elle avait appelé les secours. Une bande-son a été conservée, sur laquelle on entend les cris et les pleurs d'une femme, et la voix de trois hommes.

 

Le principal suspect nie les faits qui lui sont reprochés

L'homme mis en examen vendredi, qui nie les faits qui lui sont reprochés, a été interpellé mercredi matin par les gendarmes avec six autres hommes qui ont été remis en liberté, selon son avocat, Stéphane Daquo. L'individu, dont l'identité n'a pas été communiquée, et qui travaille "dans la mécanique" selon son avocat, avait été conduit vers 5 heures du matin au palais de justice d'Amiens à l'issue de 48 heures de garde à vue. Il a été présenté à la juge d'instruction chargée du dossier, qui l'a mis en examen. Il devait ensuite être présenté au juge des libertés et de la détention, a ajouté l'avocat.

Les sept hommes, âgés de 28 à 45 ans, faisaient partie de l'entourage du principal suspect dans l'enquête sur le meurtre d'Elodie Kulik. Identifié par son ADN en 2012, il s'était tué dans un accident de voiture, quelques mois après la mort de la jeune femme.

L'homme mis en examen vendredi matin est un de ses "copains", d'après le père d'Elodie Kulik. Les hommes placés en garde à vue en même temps que lui "ont reconnu sa voix" sur l'enregistrement de l'appel téléphonique passé par Elodie Kulik avant de mourir, a-t-il encore indiqué.