A Londres, Sarkozy sème des indices sur son retour en politique

L\'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, arrive au 10 Downing Street, à Londres (Royaume-Uni), résidence du Premier ministre britannique, David Cameron, lundi 3 juin 2013. 
L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, arrive au 10 Downing Street, à Londres (Royaume-Uni), résidence du Premier ministre britannique, David Cameron, lundi 3 juin 2013.  (ANDREW COWIE / AFP)

A l'occasion d'une conférence privée, l'ancien président de la République aurait confié qu'il était prêt à revenir "si l'on avait besoin de lui". 

Nicolas Sarkozy continue d'envoyer des indices attestant de son possible retour sur le devant de la scène politique. Dans son costume de conférencier de luxe, l'ancien président de la République s'est rendu à Londres, lundi 3 juin. A cette occasion, des participants à une conférence privée ont indiqué qu'il s'était dit "prêt à revenir", ont rapporté France Info et Le Monde. 

"Si l'on avait besoin de lui", il pourrait revenir, a dit l'ancien président lors d'une conférence organisée par la banque américaine Goldman Sachs, selon un des participants, qui a rapporté ces propos au quotidien. L'intervention de Sarkozy était en effet strictement fermée à la presse. D'après un autre, toujours cité par le journal, "il a dit qu'il reviendrait par devoir", tandis qu'un troisième confirme. L'ancien président, lui, n'a fait aucun commentaire. 

Une rencontre avec David Cameron

A l'occasion de ce déplacement dans la capitale britannique, l'ancien chef d'Etat, accompagné de son ancien ministre de l'Economie, François Baroin, a rencontré le Premier ministre britannique, David Cameron. Une rencontre au sommet qui trahirait les intentions de Nicolas Sarkozy ? Pas forcément, tempère le 10 Downing Street : "Ils ont travaillé de façon très étroite pendant la présidence de Nicolas Sarkozy (...), a assuré le porte-parole de David Cameron, interrogé par France Info. Il n'est pas inhabituel pour les Premiers ministres de rencontrer les anciens dirigeants avec lesquels ils ont travaillé de façon très étroite."

S'il choisissait de revenir pour la présidentielle de 2017, Nicolas Sarkozy n'échapperait pas cependant à une primaire à l'UMP. Invité de France 2, Jean-François Copé est revenu mardi sur l'éventualité d'une candidature Sarkozy : "S'il le décidait, je serais à ses côtés mais c'est évidemment à lui d'en décider, a indiqué le président de l'UMP. Il a été prévu que nous ayons des primaires pour désigner le candidat à l'élection présidentielle. Là-dessus, tout a été dit."