A l'Assemblée, l'opposition vent debout contre les éoliennes

L\'hémicycle de l\'Assemblée nationale, le 16 juillet 2012.
L'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 16 juillet 2012. (PIERRE VERDY / AFP)

Les députés UMP, centristes et Front de gauche ont claqué la porte de l'hémicycle, dénonçant un "passage en force" du PS et des écologistes sur la question de l'énergie éolienne.

POLITIQUE – La nuit, les portes claquent à l'Assemblée. L'adoption, dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 octobre, du bonus-malus sur la facture d'énergie a donné lieu à une vive passe d'armes. Les députés UMP, centristes et Front de gauche ont fini par quitter l'hémicycle, permettant l'adoption du texte à l'unanimité. Raison du coup de gueule : l'introduction de mesures assouplissant la règlementation de l'éolien.

Au milieu de la nuit, l'ordre de la discussion a été modifié pour examiner des amendements du gouvernement soutenus par EE-LV et censés faciliter l'essor de l'éolien en métropole et en Outre-mer.

"J'ai honte pour vous"

Tollé dans les rangs de l'opposition : "Ne transformez pas à 2 heures du matin en fin de semaine la France en un immense ventilateur. On vous laisse faire seuls cette horreur qui ne passera pas la barre du Sénat", a lancé l'UMP Martial Saddier, avant de sortir de l'hémicycle en dénonçant des "droits du Parlement bafoués" et "un passage en force".

Fait rare, le Front de gauche s'est rangé à l'avis de l'UMP. "N'allons pas faire passer comme ça de façon cavalière quelques amendements pas réfléchis pour satisfaire quelques intérêts particuliers ou d'industriels. J'ai honte pour vous", a lâché le communiste André Chassaigne.

Récusant l'absence de discussion sur le sujet, la ministre de l'Ecologie Delphine Batho a invoqué "l'urgence" à défendre "un certain nombre d'entreprises et d'emplois" du secteur. Et elle a affirmé que "ce n'est en aucun cas une dérèglementation généralisée".

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