Feuilleton 4/5 : "Croisière africaine" : visite de la réserve naturelle

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Notre feuilleton, depuis le début de la semaine, nous emmène en croisière sur le fleuve Senegal. Nos passagers ont visite une réserve naturelle. 3,5 millions d'oiseaux s'y donnent rendez-vous pour hiberner. On y voit aussi des espèces plus inquiétantes, comme des crocodiles. Quand vous vous réveillez, le fleuve a une gueule de western. Vous suivez Ousmane jusque dans la salle des machines, juste avant le départ. Les pistons ont 63 ans, Ousmane 50, dont 19 aux machines du navire. Le démarrage, pour lui, c'est du billard. Le bateau est plus vieux que toi. C'est un matin très doux. Même René commence à se détendre, lui qui a redouté la guerre au Mali voisin. Les Peuls sont un peuple de nomades. Des éleveurs habitués à vivre auprès des animaux. Ce matin, René va de surprise en surprise. Bonjour. Il est tout petit celui-là ! Le pauvre. Doucement! Oh. Il est tout petit, un peu d'humanité pour les bêtes. Vu depuis l'autre côte du miroir, il est tout aussi invraisemblable. Je vais me mettre à côte du guide. La patte de lapin à côté du guide ! Venez, il veut nous raconter une histoire. C'est l'habitat des nomades ici. Il y a encore de l'herbe qui pousse, jusqu'au mois de novembre. Le fleuve était monté de plus de 1,50 m, vous aviez du poisson jusqu'ici. Vous jetiez des restes de repas, et les carpes arrivaient. Les touristes d'avant nous aidaient plus que ceux de maintenant. Ceux-là, ils sont un peu radins. En ce moment, tout le monde est au village. On est fatigués, il n'y a plus à manger pour les troupeaux. Les vaches sont en transhumance, seules les chèvres survivent ici. Un ange passe, ou plutôt un vol de pélicans. A les voir si légers, on rêve qu'on vole avec eux. Pélican, phacochère, spatule, aigle pêcheur, les espèces protégées par le parc du Djoudj sont nombreuses. L'une d'elles fascine particulièrement. J'aimerais voir un crocodile, mais pas trop près. La colonie, là ! Faut scruter les rives, d'ici qu'un crocodile sorte de l'eau. Le croco n'est pas facile à repérer, même pour Jean-Luc, 25 ans d'Afrique dont la moitié comme soldat. Il est là le crocodile, tu l'as vu ? Là, je suis bien, ça me rappelle mes années en brousse, quand je chassais et que je faisais des camps. C'est mon enfance que je retrouve. La vie que j'ai menée quand j'étais gamin, puis adolescent. Une partie de mon coeur est ici. Quand je reviens, je suis chez moi. Je me sens chez moi parce que je suis chez moi. Etrange destin que celui des hommes qui se sentent chez eux ailleurs. Demain, c'est le dernier jour. Un jour de fête. Le "Bou el Mogdad" rentre chez lui, à Saint-Louis.

Notre feuilleton, depuis le début de la semaine, nous emmène en croisière sur le fleuve Senegal. Nos passagers ont visite une réserve naturelle. 3,5 millions d'oiseaux s'y donnent rendez-vous pour hiberner. On y voit aussi des espèces plus inquiétantes, comme des crocodiles.

Quand vous vous réveillez, le fleuve a une gueule de western. Vous suivez Ousmane jusque dans la salle des machines, juste avant le départ. Les pistons ont 63 ans, Ousmane 50, dont 19 aux machines du navire. Le démarrage, pour lui, c'est du billard.

Le bateau est plus vieux que toi.

C'est un matin très doux. Même René commence à se détendre, lui qui a redouté la guerre au Mali voisin. Les Peuls sont un peuple de nomades. Des éleveurs habitués à vivre auprès des animaux. Ce matin, René va de surprise en surprise.

Bonjour. Il est tout petit celui-là ! Le pauvre. Doucement! Oh. Il est tout petit, un peu d'humanité pour les bêtes.

Vu depuis l'autre côte du miroir, il est tout aussi invraisemblable.

Je vais me mettre à côte du guide. La patte de lapin à côté du guide ! Venez, il veut nous raconter une histoire.

C'est l'habitat des nomades ici. Il y a encore de l'herbe qui pousse, jusqu'au mois de novembre. Le fleuve était monté de plus de 1,50 m, vous aviez du poisson jusqu'ici. Vous jetiez des restes de repas, et les carpes arrivaient.

Les touristes d'avant nous aidaient plus que ceux de maintenant. Ceux-là, ils sont un peu radins. En ce moment, tout le monde est au village. On est fatigués, il n'y a plus à manger pour les troupeaux. Les vaches sont en transhumance, seules les chèvres survivent ici.

Un ange passe, ou plutôt un vol de pélicans. A les voir si légers, on rêve qu'on vole avec eux.

Pélican, phacochère, spatule, aigle pêcheur, les espèces protégées par le parc du Djoudj sont nombreuses. L'une d'elles fascine particulièrement.

J'aimerais voir un crocodile, mais pas trop près. La colonie, là ! Faut scruter les rives, d'ici qu'un crocodile sorte de l'eau.

Le croco n'est pas facile à repérer, même pour Jean-Luc, 25 ans d'Afrique dont la moitié comme soldat.

Il est là le crocodile, tu l'as vu ? Là, je suis bien, ça me rappelle mes années en brousse, quand je chassais et que je faisais des camps. C'est mon enfance que je retrouve. La vie que j'ai menée quand j'étais gamin, puis adolescent. Une partie de mon coeur est ici. Quand je reviens, je suis chez moi. Je me sens chez moi parce que je suis chez moi.

Etrange destin que celui des hommes qui se sentent chez eux ailleurs. Demain, c'est le dernier jour. Un jour de fête. Le "Bou el Mogdad" rentre chez lui, à Saint-Louis.

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