Feuilleton 3/5 : "Les secrets des parfums"

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Notre feuilleton maintenant consacré cette semaine aux parfumeurs. Aujourd'hui, nous suivons le processus de fabrication. Le jus de fleur d'oranger distillé hier permet déjà aux nez de savoir s'ils sont en présence ou non d'un grand cru de parfum. L'instant si attendu. Délicatement porter la délicate essence de fleur d'oranger de Calabre distillée la veille. Entre deux et trois litres, la production quotidienne pour environ 500 kilos de fleurs. Thierry Wasser, le "nez" de Guerlain, n'avait pu sentir hier qu'un échantillon. Maintenant on a toute la richesse de l'huile essentielle dans l'intégralité de la distillation qui a duré environ six heures. Ce n'est ni une tête, ni un coeur ni un fond, c'est l'essence complète. Et pour une essence toute fraîche, elle est merveilleuse. Si le temps nous laisse travailler, j'espère qu'on fera une vingtaine de kilos. Un kilo par litre. Disons. Environ entre 2.500 et 3.000 E le kilo. Ca, il est trop gras pour moi. C'est maintenant que les contrats se négocient. Quand les essences révèlent toute leur magie. Je peux pas te dire mais. Il se passe quelque chose. Ce quelque chose qui fait la différence inspire les parfumeurs et les fait voyager. Mais les flacons peuvent aussi donner l'ivresse. Depuis le XVe siècle c'est ici, dans la vallée de la Bresle, en Haute-Normandie, que les parfumeurs font souffler leurs flacons. On commence du tas de sable, jusqu'à votre flacon. Ils adorent en superviser la fabrication. Les bâtiments sont d'époque. Le sable vient de Fontainebleau. On colore légèrement le verre pour le décolorer en mettant du minium de plomb dans le verre, on obtient un verre bien brillant. Brillant comme du cristal. La composition est tenue secrète. Gilles Thévenin et Thomas Fontaine ont choisi la dernière société française qui fabrique des flacons en semi-automatique. Ces hommes ne soufflent pas le verre à la bouche mais tout le reste est manuel. L'un cueille le verre dans le four. Une boule de verre qui passe au presseur. Il souffle l'ébauche. Une ébauche équilibrée dans une danse. Il la travaille un peu pour qu'elle entre dans le moule. Un ballet très précis, où les gestes s'enchaînent entre ces quatre hommes, pour obtenir ceci. Avec des jus qui sont très chers à faire, je voulais un flacon à la hauteur. 15.000 E pour 1.100 flacons. Si on marque "Made in France" sur un produit de luxe, il faut que ce soit made in France. On essaie d'imaginer quelque chose de très beau. et là on va le mettre dans quelque chose de très beau. C'est une émotion très grande pour un parfumeur, voir ses bébés voler de leurs propres ailes grâce au flacon. Chaque flacon est unique, et le volume de son contenu ne peut pas être le même. remplissage maximum, est-ce que c'est acceptable ? Oui. Voilà notre tolérance : 19. 200. Et on s'arrête la. Vous n'avez pas a varier le niveau de remplissage. C'est l'inconvénient du fait main. Mais peu importe, au final seule l'excellence compte. Beaucoup de marques de luxe utilisent dans la réalisation des objets complètement industriels en espérant, souvent en réussissant, que le nom de la marque récupérera la pauvreté de l'exécution. Le nouveau flacon de "Lubin" sera prêt pour Noël.

Notre feuilleton maintenant consacré cette semaine aux parfumeurs. Aujourd'hui, nous suivons le processus de fabrication. Le jus de fleur d'oranger distillé hier permet déjà aux nez de savoir s'ils sont en présence ou non d'un grand cru de parfum.

L'instant si attendu. Délicatement porter la délicate essence de fleur d'oranger de Calabre distillée la veille. Entre deux et trois litres, la production quotidienne pour environ 500 kilos de fleurs. Thierry Wasser, le "nez" de Guerlain, n'avait pu sentir hier qu'un échantillon.

Maintenant on a toute la richesse de l'huile essentielle dans l'intégralité de la distillation qui a duré environ six heures. Ce n'est ni une tête, ni un coeur ni un fond, c'est l'essence complète. Et pour une essence toute fraîche, elle est merveilleuse.

Si le temps nous laisse travailler, j'espère qu'on fera une vingtaine de kilos. Un kilo par litre.

Disons. Environ entre 2.500 et 3.000 E le kilo.

Ca, il est trop gras pour moi.

C'est maintenant que les contrats se négocient. Quand les essences révèlent toute leur magie.

Je peux pas te dire mais. Il se passe quelque chose.

Ce quelque chose qui fait la différence inspire les parfumeurs et les fait voyager. Mais les flacons peuvent aussi donner l'ivresse. Depuis le XVe siècle c'est ici, dans la vallée de la Bresle, en Haute-Normandie, que les parfumeurs font souffler leurs flacons.

On commence du tas de sable, jusqu'à votre flacon.

Ils adorent en superviser la fabrication.

Les bâtiments sont d'époque.

Le sable vient de Fontainebleau.

On colore légèrement le verre pour le décolorer en mettant du minium de plomb dans le verre, on obtient un verre bien brillant. Brillant comme du cristal.

La composition est tenue secrète. Gilles Thévenin et Thomas Fontaine ont choisi la dernière société française qui fabrique des flacons en semi-automatique. Ces hommes ne soufflent pas le verre à la bouche mais tout le reste est manuel. L'un cueille le verre dans le four.

Une boule de verre qui passe au presseur.

Il souffle l'ébauche.

Une ébauche équilibrée dans une danse.

Il la travaille un peu pour qu'elle entre dans le moule. Un ballet très précis, où les gestes s'enchaînent entre ces quatre hommes, pour obtenir ceci.

Avec des jus qui sont très chers à faire, je voulais un flacon à la hauteur.

15.000 E pour 1.100 flacons.

Si on marque "Made in France" sur un produit de luxe, il faut que ce soit made in France.

On essaie d'imaginer quelque chose de très beau. et là on va le mettre dans quelque chose de très beau. C'est une émotion très grande pour un parfumeur, voir ses bébés voler de leurs propres ailes grâce au flacon.

Chaque flacon est unique, et le volume de son contenu ne peut pas être le même. remplissage maximum, est-ce que c'est acceptable ? Oui. Voilà notre tolérance : 19.

200. Et on s'arrête la. Vous n'avez pas a varier le niveau de remplissage.

C'est l'inconvénient du fait main. Mais peu importe, au final seule l'excellence compte.

Beaucoup de marques de luxe utilisent dans la réalisation des objets complètement industriels en espérant, souvent en réussissant, que le nom de la marque récupérera la pauvreté de l'exécution.

Le nouveau flacon de "Lubin" sera prêt pour Noël.

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