Feuilleton 3/5 : "Il était une fois nos ancêtres" : Celtes en Europe de l'Est

8 siècles avant Jésus Christ ils ont envahi les 3/4 du Vieux Continent. Au beau milieu de la campagne bretonne et en plein XXIe siècle, une cérémonie druidique. Pour le 1er-Mai, ils sont venus célébrer la fête de Beltane. Un hommage à la lumière symbolisant le passage de la saison froide a la saison chaude. L'un des plus anciens rituels du monde celte. Le rite de l'eau, du feu est atteste dans les textes anciens. Nous vivons au quotidien en fonction de ces éléments. En Bretagne, ils sont quelques dizaines de druides. Réunis au sein d'une assemblée et à leurs yeux rien de folklorique. Ils affirment défendre une culture qui remonte à 2.800 ans. On peut en plaisanter, mais on ne peut pas manquer de respect. C'est notre assemblée qui est à la base d'un réel renouveau de conscience de la culture bretonne. Une fois la robe de druide ôtée, certains sont marins-pêcheurs, juristes ou retraités de la Poste comme Pierre-Marie Kerloch. Tous partagent l'idée du respect de la nature et des droits de l'Homme. Je me considère comme celte, quand j'entends une musique irlandaise ou écossaise, ça me parle. Je sais qu'on a des points communs. Des Celtes pourtant venus de loin, des confins de l‘Europe de l‘Est et de Turquie. Une civilisation qui dès le 8e siècle avant J-C connaît un véritable essor grâce au travail du fer. Une multitude de peuples qui vivent plus ou moins en bonne harmonie. Parfois, ils se regroupent au sein de confédérations. Il y a un art de la guerre, c'est important chez eux. On se fait la guerre pour la beauté du geste. Des Celtes finalement dominés par Jules César. Ils sont toujours une énigme pour les historiens. Peu de choses sont parvenues jusqu'à nous, des pièces de monnaie et de rares objets de culte. Aucun texte, ils refusaient l'écrit, préférant la transmission orale. Aucune construction en pierre, ils bâtissaient en bois. Tout un mystère propice à l'éclosion d'un imaginaire celtique. Au XIXe siècle, il y a un phénomène lie au romantisme, de réenchantement de ce passe celtique pour le moderniser. Les Celtes ont légué sans le savoir un héritage bien vivant cette fois. Comme les bagads, ces groupes de musique traditionnelle, de Bretagne, du Pays de Galles ou d‘Irlande. Une culture où l'esprit celtique n'est pas un vain mot. Quand on se retrouve dans des festivals, on se rapproche des Écossais, des Irlandais, on a envie de jouer ensemble. Une culture de réputation mondiale, fin 2012 l'Unesco a classé les fest-noz, les fêtes de la nuit, au Patrimoine immatériel de l'humanité. Une juste reconnaissance pour celui qui a défendu l'âme celtique. Une propension au mouvement, un refus de la stabilité. On le retrouve dans la musique et dans l'art celtique. Un patrimoine culturel que les jeunes générations d'artistes Cecile Corbel est partie de son Finistère natal avec sa harpe. Désormais, elle envoûte les scènes japonaises ou européennes. Musique. Il y a toujours ce balancement entre une grande mélancolie et l'esprit de la danse, la joie. Une capacité à passer de l'un à l'autre en peu de temps. Et puis une envie de croire à une magie naturelle. Une magie celtique hantée, la langue bretonne est en danger, chaque année le breton perd 10.000 de ses adeptes. Un feuilleton signé R. Bonnat G. Çamilla, K. Hannedouche, S. Ruaux. La suite, demain.

8 siècles avant Jésus Christ ils ont envahi les 3/4 du Vieux Continent.

Au beau milieu de la campagne bretonne et en plein XXIe siècle, une cérémonie druidique. Pour le 1er-Mai, ils sont venus célébrer la fête de Beltane. Un hommage à la lumière symbolisant le passage de la saison froide a la saison chaude. L'un des plus anciens rituels du monde celte.

Le rite de l'eau, du feu est atteste dans les textes anciens. Nous vivons au quotidien en fonction de ces éléments.

En Bretagne, ils sont quelques dizaines de druides. Réunis au sein d'une assemblée et à leurs yeux rien de folklorique. Ils affirment défendre une culture qui remonte à 2.800 ans.

On peut en plaisanter, mais on ne peut pas manquer de respect. C'est notre assemblée qui est à la base d'un réel renouveau de conscience de la culture bretonne.

Une fois la robe de druide ôtée, certains sont marins-pêcheurs, juristes ou retraités de la Poste comme Pierre-Marie Kerloch. Tous partagent l'idée du respect de la nature et des droits de l'Homme.

Je me considère comme celte, quand j'entends une musique irlandaise ou écossaise, ça me parle. Je sais qu'on a des points communs.

Des Celtes pourtant venus de loin, des confins de l‘Europe de l‘Est et de Turquie. Une civilisation qui dès le 8e siècle avant J-C connaît un véritable essor grâce au travail du fer.

Une multitude de peuples qui vivent plus ou moins en bonne harmonie. Parfois, ils se regroupent au sein de confédérations. Il y a un art de la guerre, c'est important chez eux. On se fait la guerre pour la beauté du geste.

Des Celtes finalement dominés par Jules César. Ils sont toujours une énigme pour les historiens. Peu de choses sont parvenues jusqu'à nous, des pièces de monnaie et de rares objets de culte. Aucun texte, ils refusaient l'écrit, préférant la transmission orale. Aucune construction en pierre, ils bâtissaient en bois. Tout un mystère propice à l'éclosion d'un imaginaire celtique.

Au XIXe siècle, il y a un phénomène lie au romantisme, de réenchantement de ce passe celtique pour le moderniser.

Les Celtes ont légué sans le savoir un héritage bien vivant cette fois. Comme les bagads, ces groupes de musique traditionnelle, de Bretagne, du Pays de Galles ou d‘Irlande. Une culture où l'esprit celtique n'est pas un vain mot.

Quand on se retrouve dans des festivals, on se rapproche des Écossais, des Irlandais, on a envie de jouer ensemble.

Une culture de réputation mondiale, fin 2012 l'Unesco a classé les fest-noz, les fêtes de la nuit, au Patrimoine immatériel de l'humanité. Une juste reconnaissance pour celui qui a défendu l'âme celtique. Une propension au mouvement, un refus de la stabilité. On le retrouve dans la musique et dans l'art celtique.

Un patrimoine culturel que les jeunes générations d'artistes Cecile Corbel est partie de son Finistère natal avec sa harpe. Désormais, elle envoûte les scènes japonaises ou européennes. Musique.

Il y a toujours ce balancement entre une grande mélancolie et l'esprit de la danse, la joie. Une capacité à passer de l'un à l'autre en peu de temps. Et puis une envie de croire à une magie naturelle.

Une magie celtique hantée, la langue bretonne est en danger, chaque année le breton perd 10.000 de ses adeptes.

Un feuilleton signé R. Bonnat G. Çamilla, K. Hannedouche, S. Ruaux. La suite, demain.

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