Festival de Cannes : quand les femmes prennent la parole

France 3

Le 71e Festival de Cannes aura été marqué par la parole libérée des femmes victimes de harcèlement et, plus généralement, par un débat nécessaire autour de la place des femmes dans le cinéma.

Sous la présidence féministe et engagée de Cate Blanchett, on savait bien que le 71e palmarès du Festival de Cannes allait résonner pour la cause des femmes. Hier au soir, 19 mai le moment-choc est venu de l'actrice et réalisatrice Asia Argento : "En 1997, j'ai été violée par Harvey Weinstein, ici même, à Cannes, j'avais 21 ans; le Festival était sa chasse gardée. Je souhaite prédire quelque chose : Harvey Weinstein ne sera plus jamais bienvenu ici". Et dans ce palmarès plein d'émotion, ces trois prix remarqués dédiés aux femmes : le prix d'interprétation féminine, pour Samal Esljamova qui joue une réfugiée dans le film kazakhe Ayka de Sergueï Dvortsevoï.

"Parler ouvertement"

Il y a également eu le prix du jury pour Capharnaüm, de la Libanaise Nadine Labaki, sur l'exploitation des enfants. Hier soir, la réalisatrice saluait la place faite aux femmes à Cannes : "Ce qui est très important, c'est que le débat est ouvert, que la question n'est plus taboue, qu'on en parle ouvertement, et qu'on est capables de faire ce qu'Asia Argento vient de faire", estime-t-elle. Avec l'Italienne Alice Rohrwacher, prix du scénario pour Heureux comme Lazzaro, cela fait trois prix sur huit décernés à des femmes dans ce 71e festival engagé à moyen terme en faveur d'une parité parfaite. Une bouteille à la mer... Alors rendez-vous l'année prochaine, avec peut-être plus de femmes dans la compétition.

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