Agression d'une magistrate dans les Yvelines : une enquête ouverte pour tentative d'assassinat

Le tribunal de grande instance de Versailles, dans les Yvelines.
Le tribunal de grande instance de Versailles, dans les Yvelines. (OLIVIER BOITET / MAXPPP)

Magali Tabareau, blessée lundi 17 juin dans la matinée au visage lors d'une agression à son domicile, a été prise pour cible par deux hommes.

Magali Tabareau, l'une des présidents de la cour d'assises des Yvelines, blessée lundi 17 juin dans la matinée au visage lors d'une agression à son domicile, a été prise pour cible par deux hommes, a appris le service police-justice de franceinfo de source proche du dossier. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d'assassinat.

Visée au visage avec une arme similaire à un LBD

Il avait, dans un premier temps, été question d'un seul agresseur. Les deux hommes se sont présentés au domicile de la magistrate, dans les Yvelines, vers 9h30, déguisés en livreur, et l'ont visée au visage avec une arme décrite comme "arme de défense", similaire à un LBD. La présidente de cour d'assises n'a pas été touchée à bout portant. Elle a été transportée à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, sans que la gravité de ses blessures soit précisée.

Les deux auteurs des faits étaient toujours en fuite lundi vers 14h30. Un hélicoptère a été engagé afin de les retrouver. Une enquête de flagrance a été ouverte, et confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Versailles. Menacée il y a quatre ans, dans le cadre de son activité professionnelle, et suivie à son domicile, la magistrate avait été l'objet, à cette époque, d'une protection policière.

"Une pensée à notre collègue de Versailles, agressée violemment à son domicile ce matin. C’est aussi lâche qu’insupportable. J’espère qu’elle se remettra vite. Nous pensons fort à elle ainsi qu’à ses collègues", écrit, pour sa part, le porte-parole du ministère de la Justice, Youssef Badr.

Magali Tabareau, conseillère près de la cour d'appel de Versailles est affectée à la présidence de cour d'assises depuis août 2015, et peut être amenée à siéger dans les Yvelines, les Hauts-de-Seine, le Val d'Oise et l'Eure-et-Loir.

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