Yvelines : l'IGPN saisie après des échauffourées nocturnes à Mantes-la-Jolie

Les échauffourées ont eu lieu dans le quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie. 
Les échauffourées ont eu lieu dans le quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie.  (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

Dans la soirée de jeudi, des policiers et des pompiers ont été la cible de violences. Une source policière évoque "un guet-apens". Deux personnes ont été blessées ainsi que plusieurs fonctionnaires de police. 

L'IGPN a été saisie après des échauffourées jeudi 24 octobre entre des habitants et la police ce jeudi soir à Mantes-la-Jolie, a appris franceinfo auprès du parquet de Versailles. Après les affrontements, deux personnes se sont présentées aux urgences avec des blessures.

Une enquête de flagrance est également ouverte des chefs de violences avec guet-apens, arme et en réunion, participation à un groupement formé en vue de la commission de violences et outrages sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Cocktails Molotov et tirs de mortiers

Vers 22h30 jeudi soir, les pompiers ont été appelés pour un incendie dans le quartier Val Fourré, ils ont demandé le renfort de la police. Sur place, les pompiers et policiers se sont retrouvés face à une centaine de personnes qui visiblement les attendaient. Les pompiers n'ont pas pu intervenir pour éteindre l'incendie, d'un véhicule ou de poubelle, qui a visiblement été volontairement allumé, indique une source policière qui affirme qu'il s'agissait d'un guet-apens.

Les personnes ont lancé des cocktails Molotov en direction des forces de l'ordre et tiré des projectiles à l'aide de mortiers, indique la police. Les policiers se sont retrouvés encerclés et ont appelé des renforts afin de pouvoir s'extraire. Le calme est revenu vers minuit.

Au moins deux personnes blessées 

Après ces affrontements, deux personnes se sont présentées aux urgences avec des blessures, l'un à l'œil, l'autre à l'entre jambes. Une enquête devra déterminer l'origine de ces blessures. Il s'agit de savoir si elles ont été causées par les armes de défense des policiers ou par des tirs de mortier. L'IGPN a également été saisie sur les conditions d'usage des armes de défense par les policiers, annonce le parquet.

Plusieurs fonctionnaires de police ont par ailleurs été blessés, dont un à la jambe par un tir de mortier, indique le parquet. Il n'y a eu aucune interpellation.

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