Affaire Dupont de Ligonnès : "J'ai envie de savoir comment ça m'est tombé dessus", confie au "Parisien" l'homme interpellé en Ecosse

Une voiture de police stationnée devant l\'ancienne maison de Xavier Dupont de Ligonnès, le 12 octobre 2019 à Nantes (Loire-Atlantique). 
Une voiture de police stationnée devant l'ancienne maison de Xavier Dupont de Ligonnès, le 12 octobre 2019 à Nantes (Loire-Atlantique).  (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)

L'homme âgé de 69 ans, qui vit entre l'Ecosse et les Yvelines, s'est confié au "Parisien" vendredi. 

Guy J. sort un peu plus de son silence, près de trois mois après les faits. Le retraité, arrêté par erreur en Ecosse le vendredi 11 octobre après avoir été confondu avec Xavier Dupont de Ligonnès, s'est confié au Parisien, vendredi 27 décembre. 

Dans cette interview téléphonique, l'homme de 69 ans, qui vit entre les Yvelines et l'Ecosse, raconte ne pas avoir eu plus d'explications sur cette erreur"Depuis le début, tout le monde se renvoie la balle, c'est comme ça", relate-t-il. 

J'ai bien sûr envie de savoir comment ça m'est tombé dessus. Il faut voir dans quelles conditions ils ont fait l'interpellation, ce qu'ils m'ont fait et tout ça.Guy J. au "Parisien"

D'après les informations du Parisien, le sexagénaire a pris contact avec un avocat écossais, "afin de défendre ses intérêts et découvrir l'identité du dénonciateur""Avoir été dénoncé l'intriguait beaucoup", poursuit auprès du Parisien un Français vivant à Dunoon, en Ecosse, et affirmant avoir vu Guy J. "il y a quelques semaines". "Il ne voit pas qui peut lui en vouloir à ce point-là dans son entourage", rapporte ce cuisinier.

L'origine de l'erreur encore inconnue 

Le 11 octobre, Guy J. a été arrêté à l'aéroport de Glasgow, à sa sortie d'un vol EasyJet en provenance de Paris. La police française relaie alors des informations de la police écossaise, d'après elle, selon lesquelles les empreintes de l'homme interpellé correspondent à celles de Xavier Dupont de Ligonnès, recherché pour le meurtre de sa femme et de ses quatre enfants à Nantes (Loire-Atlantique), en 2011. Le jour suivant, la police écossaise dément et un test ADN prouve qu'il ne s'agit pas de la même personne. 

Qui est à l'origine de cette méprise ? "Nous n'avons aucune réponse des Ecossais quand on essaye de savoir qui leur a donné cette information, confie un enquêteur français au Parisien. Ils ne veulent plus rien dire et ne répondent même plus à nos demandes." Quant à la police écossaise, son service de communication, interrogé par le quotidien, assure "qu'une autre force de police du Royaume-Uni a averti les autorités françaises, qui ont ensuite avisé la police écossaise". Sans, toutefois, donner plus de précisions. 

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