Blessés par balle, coups de feu, voitures incendiées : des élus réclament des renforts policiers à Bagnolet, après trois semaines d'intenses violences

Des barres d\'immeubles à Bagnolet (Seine-saint-Denis).
Des barres d'immeubles à Bagnolet (Seine-saint-Denis). (RADIO FRANCE)

En trois semaines, quatre personnes ont été blessées par balles et des dizaines de voitures ont été incendiées à Bagnolet (Seine-saint-Denis), rapporte France Bleu Paris.

Le maire (PS) de Bagnolet, Tony Di Martino et le député de la circonscription, Alexis Corbière (FI) ont été reçu vendredi 27 avril par le préfet de Seine-Saint-Denis pour réclamer des renforts policiers et un commissariat qui soit ouvert 24 heures sur 24, après trois semaines d’intenses violences, rapporte France Bleu Paris vendredi. Les élus ont également demandé un rendez-vous auprès du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. En trois semaines, quatre personnes ont été blessées par balles et des dizaines de voitures ont été incendiées.

"Je n’ai pas le souvenir d’avoir connu une telle situation dans notre ville", indique le maire de la commune qui souhaite en finir avec cette "guerre de territoires" entre trafiquants de drogues. Depuis mercredi, des CRS ont été déployés dans le quartier de la Capsulerie à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Mais, il s’agit d’une mesure exceptionnelle, provisoire, a précisé une source policière à France Bleu Paris.

"Du jamais vu"

Depuis le 9 avril, plusieurs personnes ont été blessées par balles dans le quartier de la Capsulerie. Des coups de feu ont été tirés devant un café, sur un immeuble et sur la porte d’un appartement du quartier. Des voitures ont également été incendiées. Dans la nuit de jeudi à vendredi, cinq voitures ont brûlé. 10 autres ont été incendiées dans la nuit de mardi à mercredi, après qu’un jeune homme de 22 ans a été blessé par balles mardi soir. Selon François, membre du collectif Retrouvons notre dignité, qui milite pour plus de sécurité dans ce quartier, les violences sont passées à "une étape supérieure".

Anissa, une habitante du quartier s’inquiète de la situation. Pour elle, c’est du "jamais vu". "Voir des gars avec des battes de baseball pour casser des voitures et des jerricanes d’essence pour les brûler, je ne vois pas ça en bas de chez moi, mais à la télé, dans un film américain", témoigne-t-elle au micro de France Bleu Paris.

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